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Les Français seraient de plus en plus nombreux à avoir recours au crédit à la consommation. CSA Research et Cofidis ont fait paraître, en mars, la deuxième édition de leur étude « Carte de France du Crédit à la consommation ». Basée sur une enquête réalisée en février 2026, elle estime que 42 % des Français détiennent au moins un crédit à la consommation en cours, soit le niveau le plus élevé observé depuis 2020.
Selon l’étude, ces emprunts visent avant tout à financer des projets de vie, plutôt qu’à combler des fins de mois difficiles. Le prêt personnel affecté arrive en tête des souscriptions (52 %), pour l’achat d’une voiture principalement (36 %), ou pour des projets de rénovation de l’habitat.
Sereins quant à leur capacité à rembourser
En ce sens, cette étude témoigne d’une autre évolution, dans le rapport des emprunteurs au crédit : ils considèrent adopter une gestion maîtrisée de leur budget et font part d’une certaine sérénité quant à leurs capacités de remboursement : 89 % des répondants s’estiment « bons gestionnaires » et 81 % des détenteurs de crédit affirment rembourser sans difficulté. Les emprunteurs appartiennent majoritairement aux catégories socioprofessionnelles supérieures (39 %).
Le crédit en tant qu’outil de gestion des dépenses du quotidien n’a sans doute pas disparu : le crédit renouvelable (27 %) représente une bonne part de ces emprunts, à hauteur de 27 %. Fait notable également, le paiement fractionné, désormais appelé à être considéré comme un crédit à la consommation, arrive en quatrième place des prêts contractés (19 %), reflet d’une autre façon de consommer.
Des sommes empruntées moins importantes
Les sommes empruntées, enfin, enregistrent une baisse. L’étude précise qu’un montant moyen de 15 460 euros est emprunté par chaque détenteur de crédit, en baisse par rapport au montant moyen de 2024.
Ces chiffres doivent également être mis en perspective avec les relevés opérés par L’Observatoire des crédits aux ménages, dont la 38e édition atteste d’un recours moindre, actuel et futur, au crédit à l’habitat, mais aussi au crédit à la consommation. Les statistiques de la Banque de France, en outre, relève une production mensuelle de nouveaux crédits tombée à 4,9 milliards d’euros en janvier 2026. La moyenne mensuelle de 2025 s’établissait à 5,6 milliards, production qui était déjà en retrait par rapport à 2024.