Avant la publication de ses résultats trimestriels prévue le 19 mai, Euronext dévoile des avancées concrètes sur un des projets les plus importants de son plan stratégique « Innovate for Growth 2027 » : le lancement d’une offre de dépositaire central de titres (CSD) pour les marchés d’Amsterdam, Bruxelles et Paris.
Une phase de test vient d’être lancée avec de grands conservateurs, afin de proposer une organisation de post-marché européenne « plus simple et plus efficace ». « Les activités Securities Services de BNP Paribas, Citi et Caceis, ont exprimé leur soutien à un modèle qui remet en cause les pratiques de marché établies et contribue à améliorer la fourniture des services dans l’ensemble du secteur », indique Euronext, qui entend ainsi marcher sur les plates-bandes d’Euroclear. On se souvient que, malgré les appels du pied répétés de Stéphane Boujnah, le président du directoire d’Euronext, la centrale de réglement-livraison internationale établie à Bruxelles, avait refusé toute proposition de rapprochement entre les deux entreprises.
Moins de complexité, plus de résilience
À partir de septembre 2026, Euronext Securities prévoit ainsi de proposer un nouveau service de CSD pour les actions et les ETF en Belgique, en France et aux Pays-Bas, en complément de services déjà fournis au Danemark, en Grèce, en Italie, au Portugal et en Norvège. « L’ouverture de notre fenêtre de test constitue un moment décisif. Nous construisons désormais ce modèle avec nos clients. Il s’agit de proposer une infrastructure post-marché européenne qui réduise la complexité, améliore la résilience et place les émetteurs et les investisseurs au premier plan. Notre priorité est d’assurer une transition fluide et de générer de la valeur de long terme dès le premier jour », commente Pierre Davoust, directeur d’Euronext Securities.
Après cette première étape, Euronext souhaite étendre son initiative à d’autres marchés de l’Union européenne, afin de permettre aux participants de marché de centraliser et d’optimiser leurs opérations post-marché à l’échelle du continent. Il s’agit aussi de démontrer sa capacité à se développer de manière organique et plus forcément par des acquisitions.