Alors que les ETF jouent un rôle croissant dans l’industrie de la gestion d’actifs, un collectif de sociétés de gestion indépendantes publie un libre blanc consacré au rôle de la gestion active sur les marchés financiers. Quelques grands noms figurent parmi les signataires : BDL Capital Management, Carmignac, CIAM, Comgest, Edmond de Rothschild AM, IVO Capital et Moneta AM. Ils constatent que le périmètre généralement utilisé pour comparer la gestion active à la gestion passive intègre des choux et des carottes, autrement dit des fonds réellement actifs et des supports faussement actifs, benchmarkés, dont l’impact fausse les résultats. « En agrégeant ces deux réalités sans prendre en considération leur approche radicalement différente à travers la part d’active share des portefeuilles [indicateur mesurant la différence de composition entre un fonds et son indice, NDLR], l’industrie a nourri un récit erroné : celui d’une gestion active globalement inefficace », estiment les auteurs. L’étude prouve que les produits actions avec une active share élevée (supérieure à 80 %) battent leur indice, sous réserve que les fonds soient distribués dans plusieurs pays. « Ces résultats confirment que la surperformance repose avant tout sur l’authenticité de la gestion active et l’absence de réseau de distribution captif et local », conclut le rapport. Ce dernier évoque aussi l’apport de la gestion active pour accompagner les entreprises dans leur développement (introductions en Bourse émissions obligataires) et ainsi favoriser l’innovation, la croissance et la création d’emploi. Et, enfin, contrebalancer la concentration du capital, favorisée par les ETF, entre les mains d’un nombre restreint d’acteurs.