Les familles les plus fortunées plébiscitent le non-coté

Créé le

09.02.2026

Entre transformations technologiques et incertitudes géopolitiques, les portefeuilles des family offices ménagent une place croissante pour les investissements privés.

Intelligence artificielle, fragmentation du monde et inflation « redéfinissent les contours de l’investissement », pointe le « 2026 Global Family Office Report » de JPMorgan Private Bank, qui vient de paraître. Cette enquête, menée de mai à juillet 2025 auprès de 333 family offices issus de 30 pays différents, dont 197 aux Etats-Unis, affichant une valeur nette moyenne de 1,6  milliard de dollars, détaille leurs stratégies en matière d’allocation d’actifs.

Parmi les principaux enseignements, 65 % des professionnels interrogés veulent renforcer leurs investissements dans l’intelligence artificielle. S’il le font à travers la Bourse, c’est moins le cas via le non-coté. Ainsi, « 57 % des répondants ne sont pas exposés au capital-croissance et au capital-risque, là où se concentre une grande partie de l’innovation », tandis que 79 % des family offices n’ont pas non plus d’exposition aux infrastructures, pourtant fondamentales dans le déploiement de l’IA. Ne cherchez pas non plus du côté des cryptomonnaies. Leur allocation en la matière reste très marginale (0,4 % à l’échelle globale).

Les « actifs alternatifs » montent en puissance

Leur credo reste des actifs tangibles et moins volatiles. Il faut dire que 2025 ne fut pas de tout repos. Sur le plan international, soubresauts géopolitiques et tensions commerciales sont encore dans toutes les têtes. Pour autant, l’or, valeur dite « refuge », ne fait pas recette auprès des family offices : 72 % n’y ont aucune exposition.

En 2025, les investissements privés représente un peu moins de 31 % des portefeuilles en moyenne, private equity en tête (9,8 %). Mais le rapport souligne que cette part devrait s’accroître : 2,5 fois plus de familles augmentent ce type d’investissements plutôt que de les réduire. Sur l’ensemble des participants, 37 % envisage d’accentuer leurs allocations dans le non-coté dans les 12 à 18 mois à venir. Ce qui fait dire à la banque : « Les actifs alternatifs ne constituent plus un complément tactique mais un pilier stratégique. »

Les répondants américains, soit la majorité des family offices interrogés, portent par ailleurs une attention particulière à l’évolution des taux d’intérêt mais une bonne part (près de 60 %) a aussi identifié l’inflation comme une menace majeure. Les choix d’allocations se font pour ces derniers en direction des « actifs alternatifs », à hauteur de 60 %, principalement l’immobilier et les hedge funds.

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À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº914