Malgré les récentes réformes, notamment la création du prélèvement forfaitaire unique (PFU)
à 30 %, la fiscalité de l’épargne en France reste trop élevée, comparé aux voisins européens, comme le révèle le Baromètre 2024 de l’Association des marchés financiers (Amafi). Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le taux implicite d’imposition du capital dans l’Hexagone (prélèvements obligatoires comparés au revenus versés) s’élevait à 60 % en 2020, contre 40 % en Belgique, 31,5 % en Italie et 30,5 % en Allemagne. Selon l’association, l’épargne reste trop faiblement orientée vers l’investissement productif alors qu’elle est davantage investie dans des actifs sans risque, peu taxés mais au rendement faible. Face aux enjeux de compétitivité et de transition, l’Amafi juge nécessaire d’encourager l’allocation de l’épargne vers le financement des entreprises – plus spécifiquement vers les actions – et de préserver le PFU, la prévisibilité fiscale étant essentielle pour stimuler les investissements en fonds propres, qui nécessitent un engagement à long terme.
Financement des entreprises
La fiscalité française reste un frein
à l’épargne en actions
Créé le
28.11.2024-
Mis à jour le
06.12.2024