Dans un environnement instable, la Caisse des dépôts (CDC) garde le cap. L’établissement public enregistre un résultat net 2025 de 5 milliards d’euros, stable par rapport au record de 2024 (5,1 milliards) et en hausse de 116 % en 7 ans.
La section générale, c’est-à-dire les activités que l’institution réalise avec ses ressources propres (participations, investissements de long terme, etc.), s’établit toutefois en recul de 445 millions d’euros (2,6 milliards d’euros). « Ce résultat est affecté par la moindre contribution de Bpifrance (dont la CDC détient 50 %) dans un contexte de tensions affectant l’automobile et les semi-conducteurs, et des dépréciations enregistrées par Suez », explique l’organisme. Ces effets négatifs ont été atténués par la plus-value de cession de 32 % du capital du groupe de transports publics Transdev et l’apport positif des infrastructures.
Un record sur l’activité prêt
Le bénéfice du fonds d’épargne (la gestion d’une partie de l’épargne réglementée) a pour sa part progressé, passant de 2,1 à 2,4 milliards d’euros, sous l’effet d’une activité de prêt record, d’une hausse de la marge d’intérêt et de reprises de provisions.
Grâce à ces performances et à une croissance de 10 % de ses fonds propres, à 76 milliards d’euros, la CDC entend amplifier son soutien à l’économie et accélérer les transitions digitales et énergétiques. « Nous voulons faire émerger des champions du numérique et les accompagner jusqu’à leur introduction en Bourse. Après les succès d’Exosens et de Planisware, une bonne quinzaine de sociétés ont le profil », a déclaré le directeur général Olivier Sichel en conférence de presse. Malgré le backlash ESG, la CDC souhaite aussi maintenir sa trajectoire dans la transformation écologique, pour laquelle 35 milliards d’euros ont été mobilisés en 2025.