Des écarts conséquents sur la croissance et les coûts

Efficacité des banques de financement
et d’investissement : Eurogroup ne salue pas
les françaises

Créé le

29.11.2025

-

Mis à jour le

19.01.2026

Les bons élèves : Citi, Goldman Sachs, Deutsche Bank et Barclays.

Les banques de financement et d’investissement (BFI) naviguent entre rebonds des revenus et pressions sur les coûts. Entre le deuxième trimestre 2024 et le deuxième trimestre 2025, le rapport 2025 d’Eurogroup Consulting sur les perspectives des activités Corporate & Investment Banking (CIB) constate que trois trajectoires se dessinent.

Un, certains acteurs combinent croissance et discipline opérationnelle : ils transforment ainsi la croissance des revenus en amélioration de marge. C’est le cas de Citi, Goldman Sachs, Deutsche Bank et Barclays. Ils affichent des différences entre croissance des revenus et celle des coûts ou « effet ciseau » supérieurs à +1,5 % et des ratios coûts/revenus, ou coefficient d’exploitation inférieur ou égal à 60 %.

BNP et Société Générale dans le même lot

Deux, d’autres acteurs, BNP Paribas, Société Générale, JPMorgan, et Santander, eux, montrent une croissance limitée, surtout en Europe, mais font des efforts de rigueur. Leur performance est modérément équilibrée, leur ratio coûts/revenus allant de 45 à 63 % et leur effet ciseau, de +0,15 % à +0,91 %.

Ensuite, certains subissent des pressions structurelles de marge ou de coûts. Morgan Stanley et UBS voient leurs coûts peser sur les résultats, leur ratio coûts/revenus s’élevant à 68 % et 81 %. Morgan Stanley enregistre, d’ailleurs, un effet ciseau de -0,09 %.

Crédit Agricole et Natixis un cran dessous

Enfin, ING, Natixis, ABN AMRO, Crédit Agricole et BBVA subissent une compression des marges, avec des effets ciseaux chutant jusqu’à -6,85 %. À noter, Natixis et ING affichent un ratio coûts/revenus élevés, de respectivement 64 % et 53 %. Si celui de BBVA est bas à 27 %, la banque espagnole reste freinée par une croissance insuffisante.

La dynamique mondiale étant celle d’une reprise en 2024, suivie d’une accélération en 2025, les banques américaines profitent d’un rebond net des revenus. Les banques européennes et britanniques montrent plus de volatilité. Seule Barclays se distingue par des gains d’efficacité plus stables. La volatilité des taux et spreads accentue la dispersion des performances, d’où le caractère crucial pour les acteurs d’avoir un mix d’activités et une discipline des coûts.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº910