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Les françaises connaissent bien le problème ! Pendant plus d’une décennie, la banque espagnole s’est négociée sur les marchés systématiquement au-dessous de sa valeur comptable, y compris ces derniers temps avec des bénéfices record. Accroissement des exigences réglementaires, taux d’intérêt négatifs dans la zone euro ou encore imposition d’une taxe bancaire sur le secteur en Espagne sont autant de raisons susceptibles d’expliquer ce fait. Mais désormais le ratio cours/valeur comptable se situe très régulièrement au-dessus de 1. Autrement dit, le marché valorise ces entreprises à un niveau supérieur à leur valeur nette d’actifs. L’exemple le plus frappant est celui de Bankinter. Mi-juin, son ratio se situait à 1,73, soit le plus important du secteur bancaire espagnol. Valorisé autour de 10 milliards d’euros, l’établissement gagne deux fois plus d’argent qu’avant la pandémie. Son rendement sur fonds propres tangibles (Rote) atteint 18 %, conséquence d’activités fortement génératrices de commissions (assurance, plans d’épargne retraite, etc.).
Santander aussi !
Bankinter fait donc mieux que ses concurrentes italiennes Intesa et Unicredit, qui affichent des ratios respectifs de 1,36 et 1,41, mi-juin. À titre de comparaison, les françaises Société Générale et BNP Paribas sont à 0,5 et 0,7...
Les autres grandes banques espagnoles ne déméritent pas non plus : valorisé à quelque 52 milliards d’euros, le numéro trois bancaire CaixaBank affichait un ratio cours/valeur comptable de 1,45. Avec une capitalisation boursière de 75,5 milliards d’euros, BBVA affiche un ratio de 1,46, tandis que le numéro un Santander, dont la capitalisation atteignait 103,7 milliards d’euros, s’illustre par un ratio de 1,08. Enfin, Sabadell, dont la progression boursière cette année (15,32 milliards d’euros) a rendu l’offre publique d’achat du numéro deux BBVA inadéquate, affichait, mi-juin, un ratio de 1,02.