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Une banque liée à son territoire ne peut bien répondre qu’à condition de le connaître dans le détail. Or l’Ile-de-France est tout sauf uniforme. D’un département à l’autre, parfois d’une ville à l’autre, les réalités n’ont rien de commun. Les difficultés et les attentes d’un jeune de Versailles, de Boulogne, de Saint-Denis, du huitième arrondissement ou de Houdan ne se ressemblent pas. Cette mosaïque de bassins de vie ne permet pas les réponses toutes faites. Appliquer partout une solution pensée depuis un seul territoire ou y plaquer des moyennes nationales serait une erreur.
C’est pour éclairer cette diversité que le Crédit Agricole d'Ile-de-France a confié à Viavoice une enquête sur le rapport des jeunes Franciliens à l’argent1. Et l’un des enseignements confirme d’emblée l’intuition de départ, comme le souligne Arnaud Zegierman, directeur associé de Viavoice : « Ce qui est frappant dans cette étude, c’est qu’on obtient de très belles données, mais si on posait ces mêmes questions à l’échelle nationale, on n’aurait pas les mêmes résultats. On voit vraiment la différence entre l’Ile-de-France et le reste de la France. »
Le portrait qui s’en dégage est celui d’une génération qui compose en permanence. Plus d’un jeune sur deux se dit à l’aise financièrement, mais presque autant a déjà renoncé à se nourrir ou à se soigner. Confiants malgré tout, 43 % pensent vivre mieux que leurs parents, ces jeunes accordent leur confiance à leur banque sans pour autant la solliciter. Un écart qui, pour un acteur de proximité, ressemble moins à un désaveu qu’à une invitation à agir.
Une banque qui assume son statut
L’exigence de proximité n’est pas une posture marketing, elle est le fruit de la nature même de l’établissement. La première mission d’une banque de réseau n’est pas de créer de la richesse sur les marchés financiers, mais d’accompagner le développement économique de tous les agents de son territoire. Financer les projets, collecter l’épargne, les protéger, élever le niveau de vie... Autant d’actions qui contribuent à l’attractivité de la région.
Ce fonctionnement s’inscrit dans une valeur fondamentale de la banque régionale : le mutualisme. C’est un mot qui n’est pas souvent adressé aux jeunes mais il s’applique parfaitement à leurs enjeux. Être une banque mutualiste et coopérative, c’est combiner performance économique et utilité collective. L’ambition d’une banque comme le Crédit Agricole d'Ile-de-France est de faire progresser tout le monde d’un cran. Une ambition qui, loin de rester théorique, se manifeste en dispositifs.
Le prêt étudiant, un engagement sociétal
Le premier d’entre eux vise le nerf de la guerre à savoir le financement des études. C’est un enjeu important puisque 52 % des jeunes Franciliens déclarent que le choix de leurs études a été contraint par l’argent.
Là où beaucoup de jeunes ignorent qu’un garant n’est pas obligatoire, ou mesurent mal le coût réel d’un crédit, le Crédit Agricole d'Ile-de-France a mis en place plusieurs mesures : un taux préférentiel unique à 0,99 %, quel que soit le parcours (cursus grandes écoles, universités ou alternance) et un prêt accessible jusqu’à 20 000 euros sans caution parentale. L’objectif, c’est d’agir au maximum en faveur de l’égalité des chances, en aidant celles et ceux dont les parents ne sont pas en situation de se porter garants.
L’engagement va au-delà de la souscription : il porte sur ce qui se passe à la sortie. On parle toujours des dix ans du prêt étudiant, mais personne ne parle du coût réel. Un différé total, c’est croire au bonheur pendant cinq ans, avant de découvrir que les intérêts se sont ajoutés au capital.
Avec le différé partiel, l’emprunteur paye les intérêts chaque mois, parfois quelques euros seulement, pour ne pas démarrer dans la vie avec un endettement conséquent.
C’est un engagement autant commercial que sociétal. C’est aussi une manière de poser la première pierre d’une relation de long terme : premier emploi, installation, épargne, achat immobilier. Le prêt étudiant, ce n’est pas dix ans de crédit, c’est le début d’une relation qu’on souhaite plus large et plus durable.
Cette philosophie ne s’arrête pas au crédit. Elle irrigue jusqu’à la manière de traiter un sinistre en assurance, mal le couvrir, c’est perdre une relation bancaire chèrement acquise. On la retrouve encore dans les orientations d’épargne. Le FCPR CA Equity Ile-de-France permet à ses clients sociétaires d’orienter une part de leur épargne vers les PME et ETI franciliennes, l’emploi, la formation et l’innovation. Un même ADN, décliné du prêt étudiant à l’investissement dans l’économie réelle : la responsabilité envers le territoire.
Répondre aux usages sans lâcher l’humain
Reste à parler la langue d’une génération courtisée par les néobanques et les banques en ligne. Les jeunes veulent de l’autonomie : gérer leurs opérations seuls, depuis leur mobile, en temps réel. Le Crédit Agricole a fait évoluer son application en ce sens, en affichant non seulement les opérations carte en temps réel, mais aussi un solde prévisionnel intégrant les prélèvements et opérations à venir. Une réponse à leur véritable manière de gérer leur budget.
L’autonomie digitale est une réalité que l’établissement ne conteste pas : un mois après le déploiement du parcours de souscription en self care, la part des souscriptions de PEA représentait 40% du nombre total d’ouvertures, dont 70 % par les 18-35 ans. Cette génération est assez informée et habile pour ouvrir un compte en autonomie mais sait-elle qu’un humain sera là pour l’accompagner par la suite ?
C’est ici que se situe le repositionnement stratégique, en se déplaçant de la ligne de départ, soit l’ouverture de compte, vers la ligne d’arrivée, à savoir le conseil. Il faut identifier le jeune qui vient de souscrire à un PEA en self-care pour lui proposer un accompagnement, sans attendre qu’il pousse la porte d’une agence. « Ce n’est pas parce qu’on a vingt ans et cinq cents euros qu’on n’a pas droit à un conseil. » Tout le monde peut y prétendre quels que soient ses revenus ou sa situation.
72 % des jeunes se tournent d’abord vers leur entourage. Leur banque, elle, bénéficie pourtant d’un vrai capital de confiance : 58 % lui font confiance, mais 36 % seulement la sollicitent en cas de difficulté. Tout l’enjeu est de transformer cette confiance latente en réflexe.
Un conseil qui, pour être entendu, doit renoncer au « jeunisme ». Les jeunes veulent être autonomes dans leurs choix, mais ils aimeraient qu’on leur apporte des conseils sans les prendre pour des enfants, en leur parlant comme à des adultes. C’est peut-être là, plus que dans la course aux offres gratuites, que se joue la différence. Rien ne vaut un dialogue entre deux humains pour conforter un choix ou prévenir d’un risque.
D’une logique d’ajustement à une capacité de choix
Ni tout à fait en difficulté, ni pleinement sécurisés, les jeunes Franciliens avancent dans un entre-deux fait d’arbitrages permanents entre profiter du présent et préparer l’avenir. Un sur trois seulement s’estime aujourd’hui financièrement autonome. Preuve que l’accompagnement reste largement à construire. La confiance qu’ils accordent à leur banque reste un capital largement inexploité, faute d’être mobilisée dans leurs réflexes quotidiens. Pour une banque de territoire, l’enjeu est clair : combler cet écart en accompagnant sans imposer, en éclairant les décisions plutôt qu’en les dictant, pour aider cette génération à passer de la débrouille au choix assumé. C’est, au fond, ce que le mutualisme sait faire de mieux lorsqu’il s’adresse à ceux qui construisent le territoire de demain.