En partant de l’exemple du port du Pirée, racheté en 2016 par un armateur public chinois, François-Xavier Carayon, spécialiste d’économie politique internationale, a enquêté dans les méandres financiers de la mondialisation. Remontant le cours des discrètes prises de contrôle des infrastructures critiques européennes, des technologies les plus prometteuses et des fleurons industriels, il met en avant le danger que représentent les nouvelles armes économiques dont se sont dotés certains États tels que la Chine et d’autres pays asiatiques et du Golfe. Il montre que leurs fonds souverains et leurs entreprises publiques sont devenus de véritables instruments de conquête internationale. Pour ces nouvelles puissances, il n’est pas question d’une simple quête de rentabilité. Autonomie stratégique, domination géopolitique, suprématie économique : voilà les ambitions de ces États prédateurs. L’auteur lance un cri d’alarme et appelle l’Europe à un sursaut, si elle veut éviter le déclassement et la servilité.