« Une partie de bras de fer est engagée depuis plus de deux siècles entre les démocraties et le capitalisme : l’aspiration des hommes à vivre mieux s’oppose à la recherche du profit. » Rappelant que le progrès social dans nos sociétés est issu de ce bras de fer, Anton Brender, ex-directeur du Cepii, s’inquiète de voir aujourd’hui le capitalisme de plus en plus livré à lui-même et l’entretien des infrastructures sociales négligé (hôpital, école, police, justice...). Dans son livre sous-titré « Le prix de la vie des hommes », il pointe les risques de voir notre cohésion sociale exploser et appelle à un recadrage. Non pas en entravant le capitalisme ou en cherchant la décroissance, mais en s’appuyant sur son dynamisme pour pouvoir à nouveau investir dans les infrastructures et réduire les inégalités.