L’entrepreneuriat est souvent une affaire d’hommes. Ce stéréotype a la vie dure. Selon le dernier baromètre OpinionWay « Les femmes et la création d’entreprise » pour France Active et la Fédération bancaire française (actionnaire de Revue Banque), seulement 32 % des femmes de moins de 60 ans se disent prête à se lancer dans cette aventure. Un score en baisse de 4 points par rapport à l’édition précédente, creusant encore l’écart avec les hommes de moins de 60 ans (38 % ayant l’intention de se lancer, en hausse de 5 points sur un an).
Il faut dire que les barrières à la création d’entreprises sont toujours nombreuses. Le contexte économique incertain figure parmi les points de blocages du moment. Selon ce sondage, réalisé en janvier auprès de 1 061 personnes majeures, 49 % des femmes interrogées se déclarent aujourd’hui plus motivées par le salariat que par la création d’entreprise (contre 42 % des hommes).
Des freins identiques aux hommes mais plus difficiles à relever
Pour autant, les freins sont identiques : manque de capitaux de départ, démarches administratives trop complexes et difficultés à trouver des financements. Mais, ils s’avèrent encore plus compliqué à dépasser pour la gent féminine : 53 % de femmes sondées déclarent qu’il est encore plus difficile de lever des capitaux auprès des investisseurs, 43 % de disposer d’un apport financier ou même 42 % d’obtenir un prêt.
Parmi les pistes pour soutenir les entrepreneuses, les Français mettent en avant une simplification des démarches, la mise en place de dispositifs facilitants (congés entrepreneurial,...) ou encore une déconstruction des stéréotypes dès l’école. Fanny Gerome, directrice générale adjointe de France Active, prodigue trois conseils aux femmes qui souhaiteraient se lancer : se faire accompagner dès le début, mieux se renseigner sur les financements existants et oser tout simplement.