Nos jeunes, de même que nos aînés, ont payé un tribut sans précédent à la crise sanitaire que nous avons connue en 2020 et 2021. Les faits sont là. Fermeture des écoles, des lycées, des universités, perte d’opportunité d’avoir un job d’appoint pour payer ses études, se nourrir et se loger dignement, solitude. La jeunesse est sortie de cette crise comme on sortirait d’une lessiveuse : malmenée, désemparée, paupérisée.
Très vite, une partie du monde économique a fait en sorte de ne pas laisser cette génération irrémédiablement sur le bord de la route, notamment par l’accueil d’apprentis de plus en plus nombreux. Pour moi et toute l’équipe d’iM Global Partner, soutenir la jeunesse est depuis devenu une boussole de notre action et connecte l’entreprise à une mission d’intérêt général. De là est né notre fonds de dotation iMPG Donations Fund, outil d’une politique philanthropique axée sur des initiatives éducatives, sociales, culturelles et scientifiques au profit des jeunes, quel que soit le pays dans lequel le groupe opère.
Des convictions en partage
Derrière cela, plusieurs convictions. Le monde du travail est un intégrateur social et le travail est un facteur de liberté. Favoriser l’employabilité des jeunes et leur intégration dans le monde du travail est absolument essentiel. Donner l’espérance du travail et d’une juste rémunération de son travail, c’est à cette condition que la jeunesse pourra se projeter de façon positive dans l’avenir, sans angoisse ni désespérance. Une autre conviction est que l’on doit aussi pouvoir travailler et vivre de ses passions. Ceci est peut-être moins communément admis dans notre société où l’on considère généralement qu’il existe de bonnes et de mauvaises filières !
Aussi, quand après des mois de fermeture de lieux de loisir et culturels durant lesquels de jeunes talents artistiques n’ont pas pu s’exprimer, TSF jazz, la première radio jazz de France, avec près d’1,5 million d’auditeurs hebdomadaires, nous a présenté un projet pour permettre à de jeunes talents de (re)trouver plus facilement leur public, accompagner cette initiative fut une évidence, pour moi et mes équipes.
Coup de cœur pour Vive le Jazz
En apportant une contribution à la rémunération du cachet des musiciens et en ouvrant la mythique scène du « Duc des Lombards » gratuitement les lundis et mardis soir, l’initiative Vive le Jazz attire un public jeune et promeut une nouvelle génération d’artistes. Permettre à de jeunes jazzmen d’être visibles, de jouer et de grandir dans leur art est très gratifiant. Et puis, le jazz est précisément une musique qui incarne la liberté.
Derrière tous ses attributs d’improvisation, le jazz est une pensée, un rythme, des harmonies, qui s’expriment dans un cadre finalement très précis. Cela rejoint ma façon de voir l’entreprenariat où l’on jongle entre incertitudes, improvisation et cadre précis de décision... pour une mise en musique réussie. C’est évidemment une vision très personnelle et c’est ce qui a conduit à notre coup de cœur pour Vive le Jazz.
Cette initiative parmi d’autres n’est bien entendu qu’une toute petite pierre apportée à l’édifice de la redistribution, au profit d’une solidarité générationnelle. Mais chacun, à son échelle, selon ses convictions et ses passions, peut contribuer à rendre ce monde un peu plus inclusif, plus juste, plus apaisé, moins violent.
La France est semble-t-il culturellement moins encline à la philanthropie que ne le sont, notamment, les États-Unis. Je suis pourtant convaincu que c’est essentiel, tant sur le plan collectif qu’individuel. Et même dans un pays où l’impôt et la redistribution jouent un rôle d’amortisseur social évident, l’entreprise doit être citoyenne. Ceci est d’autant plus vrai pour les acteurs financiers qui ont, à mon sens, une responsabilité particulière quant à leur comportement d’acteurs citoyens au sein de notre société.