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Pandémie, conflits géopolitiques, incertitude économique, la recrudescence d’événements extrêmes pèse sur le bilan des banques et a fortement impacté leurs stratégies de gestion des risques. À cela s’ajoutent un cadre législatif en constante évolution et une pression accrue sur les coûts, qui contraint l’industrie bancaire à s’adapter plus rapidement que jamais tout en réduisant le coût total de possession (en anglais Total Cost of Ownership, TCO). Il représente la somme totale dépensée pour un bien au cours du cycle de vie par son propriétaire. Ces coûts incluent ceux directs (par exemple le prix d’achat du bien ou les frais d’installation) et indirects (par exemple de formation ou de maintenance). Un équipement peut ainsi être vendu moins cher avec plus de services, mais se révéler plus coûteux qu’un autre qui était pourtant plus cher à l’achat au départ. D’où l’intérêt de réfléchir au TCO sur le long terme, afin de pouvoir prendre de meilleures décisions d’achat.
Dans ce contexte, les départements de trésorerie au sein des banques auront un rôle de plus en plus important à jouer. Dans ce domaine-là aussi, les banques devraient accélérer leur transition numérique afin de rester compétitives. Pour accompagner cette mutation, elles continueront à éliminer progressivement leurs technologies existantes pour adopter des solutions clés en main hébergées dans le cloud. Ces dernières leur offrent l’agilité et les fonctionnalités nécessaires pour mieux faire face à l’incertitude, pérenniser leurs investissements et répondre aux exigences réglementaires dans les délais impartis. Elles pourront également réduire leurs coûts et développer leurs activités grâce à des mises à niveau plus rapides et des services améliorés.
Passer à une logique d’achat
En 2023, les services de gestion de trésorerie devraient opérer un véritable changement d’état d’esprit en matière de développement technologique, passant d’une logique de « construction » à une logique « d’achat ». Les banques achèteront de plus en plus de solutions clés en main auprès des fintechs mais le modèle d’abonnement « as a service » devrait connaître une croissance très marquée grâce à ses multiples avantages. En déployant des solutions entièrement gérées – qui apportent des améliorations techniques et fonctionnelles à leur cœur de métier – et en adoptant une approche plateforme, les banques pourront gagner en agilité et réduire leur TCO. Grâce à une modernité et une connectivité accrue, elles pourront ainsi mettre en œuvre, via des API (Application Programming Interfaces), des applications fintech spécialisées pour accélérer le déploiement des exigences réglementaires et être mieux préparées à l’avenir.
C’est l’approche choisie par The Co-operative Bank. Ce groupe bancaire coopératif anglais a intégré la solution Finastra Kondor dans le cloud via Microsoft Azure, afin de mettre à niveau son infrastructure de trésorerie et automatiser les rapports et processus manuels. La solution, intégrée aux applications spécialisées CloudMargin et TZTR d’eflow via la plateforme FusionFabric.cloud de Finastra, offre à la banque un modèle de propriété moderne, évolutif et rentable. Elle lui permet de bénéficier de fonctionnalités supplémentaires telles que les rapports automatisés, le rapprochement, les rapports réglementaires et la gestion des garanties. The Co-operative Bank utilise également l’outil de gestion du risque de crédit de trésorerie et la technologie bancaire de Finastra pour les services de paiement.
Avec ce genre de solution, qui prend ainsi en charge l’intégration ouverte de tous les instruments de négociation de trésorerie ainsi que des outils d’analyse, les banques peuvent gérer des volumes élevés de trésorerie et de dérivés complexes. De plus, la plateforme, ouverte aux institutions financières, fintechs, étudiants en ingénierie, développeurs ou consultants, avec des API et des ensembles de données ouverts, favorise la collaboration et l’innovation.