On ne devient pas banquier privé par hasard. Certaines activités exigent en effet plus qu’un investissement professionnel. J’ai commencé à me passionner pour les marchés financiers et à investir en bourse dès l’âge de 11 ans. À 25 ans, j’ai fait mes premiers investissements dans des start-up en tant que business angel. D’abord ingénieur patrimonial, puis banquier privé dans des établissements de renom, j’ai eu dès le début envie de partager avec le plus grand nombre les sujets passionnants sur lesquels je travaillais, pour notamment inciter à l’entrepreneuriat et à l’investissement. Pour cela, je me suis très naturellement tourné vers LinkedIn. En tant que réseau social professionnel d’envergure mondiale, j’y ai en effet tout de suite vu le vecteur idéal pour partager mes idées, m’enrichir de celles des autres et interagir avec une communauté de passionnés.
Avec seulement 3 000 abonnés en 2021, j’ai doublé ce nombre en un an, pour franchir depuis peu le cap des 20 000 abonnés. Certes, en tant que banquier privé, mon réseau personnel et professionnel est très large et j’ai eu la chance de capitaliser sur la confiance et l’intérêt de mes relations, collaborateurs, clients et amis.
Attentif à l’impact de mes posts, partages et interactions, j’ai vite réussi à capter l’attention de nombreux entrepreneurs de la tech et passionnés de la finance et de la bourse. Mais alors, comment expliquer un tel succès autour de mon profil et de mes publications ?
Je pense qu’un premier élément d’explication réside dans l’image un peu « décalée » que je renvoie, qui contraste avec l’image malheureusement trop répandue du banquier privé austère et peu accessible. Dans mon quotidien professionnel, comme sur mon profil LinkedIn, j’essaie en effet d’être le plus ouvert et disponible possible, afin de créer de vrais échanges et d’apporter constamment une valeur ajoutée d’expert en gestion de patrimoine. J’utilise ainsi un style très personnel dans les contenus que je publie.
Allier pédagogie et originalité
J’ai également toujours porté une très grande attention aux sujets que je traite – qu’il s’agisse de sujets de bourse complexes, que je me suis efforcé de rendre accessibles et compréhensibles au plus grand nombre, ou de sujets de finance au sens large, notamment sur certaines notions ou ratios à connaître pour investir ou piloter une entreprise, sur la façon d’effectuer une bonne due diligence avant une acquisition ou un investissement, etc. – et aux informations ou analyses – à titre d’exemple, il m’a paru intéressant de traiter le déclassement de LVMH, au profit de Novo Nordisk, comme première capitalisation boursière européenne.
Enfin, pour nourrir les attentes de ma communauté, j’essaie de proposer des contenus créatifs et originaux. J’ai par exemple réalisé de nombreuses interviews d’entrepreneurs concernant les bonnes pratiques, les pièges à éviter, les succès ou les erreurs rencontrés dans leur parcours, etc.
J’en diffusais les passages les plus pertinents sur LinkedIn, complétés par un portrait. Je communique également de manière simple et accessible sur des outils pour aider les entrepreneur(e)s à lever des fonds, par exemple en proposant des listes de venture capital ou de business angels. Mon objectif premier est de partager des connaissances et expertises avec mes abonnés sur des sujets peu traités, mais également des informations pour leur apprendre à mieux gérer leur patrimoine. J’imagine que cette approche a été un élément important dans le développement de ma communauté.
Finalement, je suis ainsi devenu « top LinkedIn français » sans véritable stratégie, en restant moi-même. Néanmoins, il faut garder à l’esprit qu’avoir une visibilité sur un réseau social nécessite une organisation et un travail très rigoureux, en respectant certains critères : poster les bons jours, à des heures précises, comprendre l’algorithme, choisir un langage percutant, être réactif. Il est également essentiel d’interagir avec sa communauté.
Enfin, le réseau social est certes un espace virtuel, mais pas seulement... Il permet de faire de vraies rencontres humaines, notamment avec des entrepreneurs. Grâce à mes échanges sur LinkedIn, j’ai très régulièrement eu l’occasion de participer à de nombreux événements, souvent privés, tels que le Paris Fintech Forum VIP Debate & Dinner ou le Boostrap Awards. C’est dans ces moments-là que l’on mesure la véritable force de ces outils de communication.