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Vraiment, rien d’inédit ?

Créé le

26.08.2022

-

Mis à jour le

01.09.2022

Un nouveau site internet, des newsletters hebdomadaires, une édition riche de contributions d’experts : comme vous tous, Revue Banque s’est préparée à cette rentrée.

L’actualité est chargée. Désordres climatiques, guerre en Ukraine, instabilité géopolitique... La Banque Centrale Européenne (BCE) change de cap. Les marchés s’ajustent bon gré mal gré. Les secteurs de la banque et de l’assurance sont mis sous pression. Conditions et termes changent. Dans vos quotidiens, celui de « reprise » laisse place à « pouvoir d’achat ».

Philippe Setbon, qui nous a accordé sa première interview en tant que président de l’AFG, est pourtant optimiste pour la gestion d’actifs française, le financement de l’économie, les investisseurs comme les épargnants. Car, rappelle-t-il, en termes de taux, nous renouons avec un « monde normal ». Pierre-Édouard Batard, directeur général de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel, partage cet avis. « Ces taux qui grimpent font aussi remonter une certaine idée du métier de banquier », écrit-il. Il expose la sienne (« Débat »).

Dans ce contexte, « on observe dans les volumes de l’EURIBOR et ceux publiés dans les statistiques de la BCE une reprise des transactions interbancaires, ainsi que des transactions des banques avec leur clientèle finale », souligne Satu Huber. Dans Revue Banque, la nouvelle présidente de The European Money Markets Institute martèle son objectif d’assurer la pérennité de l’EURIBOR, dévoile le lancement d’un « taux de repli de référence » au 4e trimestre et un soutien accru aux marchés monétaires et indices de référence.

Transitions et ajustements

« Rien n’est vraiment inédit dans ce que nous vivons aujourd’hui », déclare le Professeur Pascal Bridel (« Lectures »). La continuité théorique à l’aune de 300 ans de pensée économique est étayée par ses recherches.

Pour l’heure, toutefois, revenir à la « normale » n’est neutre pour aucun agent économique. Lois et réglementations vont aussi devoir s’ajuster. Il faudra tirer parti du meilleur.

La réforme du courtage ? Elle « pourrait aussi bénéficier aux banques », soutient Christelle Molin-Mabille, présidente CNCEF Crédit (« Billet »).

Modèles internes IRBA, LCB-FT, DSP2 : Revue Banque s’appuie sur les professionnels du secteur financier pour vous informer au plus près de l’actualité (« Expertise et Métiers »).

Le taux de l’usure ? Son principe et son mode de calcul ont été maintenus : le gouvernement et la Banque de France n’ont pas perçu de « problème systémique » d’accès au crédit – à ce stade (« Économie »).

Bâle 3 ? C’est notre grand dossier du mois de septembre. « En principe, un accord devrait être trouvé en 2023, pour une entrée en vigueur progressive à partir de 2025 », expliquent Almorò Rubin de Cervin et Lazhare Ait Amokhtar pour la direction FISMA de la Commission européenne.

La régulation évolue et intègre des enjeux de long terme. Ainsi l’Union européenne se positionne-t-elle comme « pionnière dans la prise en compte des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance ». Les banques françaises prennent toute leur part dans cet objectif de transition écologique, de même que les acteurs de la gestion d’actifs ou de l’assurance. Ces derniers répondent désormais au Règlement délégué Solvabilité 2, qui introduit des risques de « durabilité » : Emmanuel Rocher, directeur des affaires internationales, et Gabrielle Siry, cheffe du pôle finance durable, à l’ACPR, en livrent les détails à Revue Banque.

Finance verte et digitalisation sont au cœur des préoccupations des superviseurs (« L’actualité en revue »). Ces transitions sont en cours. Innovations et technologies à leur service. Même l’informatique quantique devient réalité, avec des cas d’usage avérés. n

À retrouver dans la revue
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Revue Banque Nº871
CB Bâle