Un journaliste est d’abord, et avant tout, un observateur. Du Revenu à Revue Banque, en passant par Mieux Vivre et BFM Business, voilà donc près de trente ans que mon regard se porte sur la gestion collective. Les termes évoluent. Désormais, il est plus souvent question de gestion d’actifs ou d’asset management.
Les termes évoluent et le secteur aussi. Qui se rappelle l’époque où la gestion collective était en réalité un département des acteurs bancaires ou assurantiels ? En trente ans, le secteur a affronté de multiples enjeux. La filialisation, la benchmarkisation, l’approche sectorielle, les ETF...
Aujourd’hui, force est de constater que les marchés cotés n’ont plus la cote ! Les besoins de financement de l’économie ont de moins en moins tendance à passer par la Bourse, et les marchés privés connaissent un fort développement.
Voilà donc le nouvel enjeu du métier. Il a été au cœur de l’édition 2025 de l’université d’été de l’asset management, organisée par la House of Finance de l’Université PSL-Paris Dauphine avec ses partenaires BoursoBank et Sanso Longchamp AM. Bonne nouvelle pour l’industrie, les actifs privés sont difficilement accessibles en direct. Mais leur développement pose d’innombrables questions. Au niveau de l’éducation, des opportunités, mais également de nos savoirs. Sommes-nous à jour ? Par exemple, les interrogations autour de la liquidité ne constituent-elles pas la seconde mort d’Harry Markowitz, le père de la finance moderne, qui pensait exclusivement rendement et risque ?
Ce hors-série stratégie de Revue Banque nous amène dans toutes ces réflexions autour du développement de cette classe d’actifs. Un nouvel enjeu pour la profession... en attendant le prochain. Peut-être s’éloignera-t-elle alors de l’économie réelle pour aller vers des actifs plus virtuels... n