Inflation en zone euro :
la guerre en Ukraine change la perspective

Créé le

13.07.2022

La question d’une inflation durable ou conjoncturelle se posait déjà avant le conflit en Ukraine. Elle en est renforcée. La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a évoqué une « stagflation », puis
« pas de signe de stagnation ». Une chose est sûre : la configuration de l’économie européenne en 2023 sera différente de celle des
États-Unis, chacune étant
à un stade différent du cycle économique avant la guerre déclenchée par Moscou.

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Avant la guerre en Ukraine, on pensait que la zone euro allait connaître une poussée transitoire d’inflation, et que cette dernière reviendrait aux alentours de 2 % à la fin de 2022 et en 2023. Sa poussée du début de 2022 (5,8 % en février 2022, avec une hausse de 31,7 % des prix de l’énergie) était due essentiellement à un phénomène global : la très forte déformation de la structure de la demande des services vers les biens (électronique, équipement de la maison, matériels pour les énergies renouvelables, pour la médecine) due à la crise de la Covid (voir le graphique). ...

À retrouver dans la revue
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Revue Banque Nº868