Fintech : des financements à deux vitesses

Créé le

07.07.2026

Portés par quelques tours de tables record, les investissements dans les fintechs françaises affichent un net rebond au premier semestre 2026, selon les derniers chiffres publiés par l’Observatoire de la fintech.

Les fintechs françaises attirent toujours des capitaux. C’est le constat établi par l’Observatoire de la fintech dans son bilan semestriel. Elles ont levé près de 1,3 milliard d’euros sur les six premiers mois de l’année pour 28 opérations recensées. Cette progression de 51 % par rapport au semestre 2025 s’explique par les montants records levés par Alan (480 millions d’euros annoncés en juin, trois mois seulement après avoir déjà bouclé un tour de table à 100 millions d’euros). La licorne française de l’assurance santé n’est pas la seule à avoir réussi à attirer des sommes dépassant la centaine de millions. C’est le cas de Pennylane dans la comptabilité (175 millions d’euros) ou encore de Morpho dans les crypto-actifs (175 milliards de dollars).

Un retard en Europe

Mais en dehors de ces trois opérations d’envergure, les chiffres sont plus mesurés. « Le ticket moyen s’élève à 14 millions d’euros », a indiqué Virginie Leleu, Business Development Manager chez Mastercard, lors de la présentation de la publication du Semestre de la fintech 2026. La France (surtout) et même l’Europe restent bien loin des niveaux enregistrés aux États-Unis. « Au niveau mondial, les fintechs ont collecté 66 milliards de dollars selon nos données compilées à début juin, mais à 77 % aux États-Unis », a précisé François Assada, associé KPMG, lors de la présentation. Même Outre-Atlantique, le nombre d’opérations chute, preuve que les investisseurs concentrent leur financement sur les plus gros acteurs.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº918