BNP Paribas brise ses plafonds. Au premier trimestre 2026, le groupe affiche un résultat net part du groupe (RNPG) record de 3,22 milliards d’euros (+9 %), pour un produit net bancaire (PNB) de 14,05 milliards (+8,5 %). Cette dynamique est portée par le pôle Investment & Protection Services (IPS), dont les revenus bondissent de 32,8 % grâce à l’intégration d’AXA IM. La consolidation du gérant d’actif hisse les encours sous gestion à 2 461 milliards, soit une envolée de 77,8 % sur un an. Tiré par les banques commerciales (+7,9%), le pôle CPBS (Commercial, Personal Banking & Services) croît de 4,9 %. Freinée par le contexte géopolitique, la Banque de financement et d’investissement cale (-0,8 %). Malgré 8,7 milliards d’euros de frais, l’effet de ciseaux positif de 3 points, généré par 180 millions d’euros de mesures d’efficacité opérationnelle, permet d’absorber les coûts d’intégration. Le coefficient d’exploitation s’établit à 62 %, contre 63,7 % un an plus tôt.
Crédit Agricole, de son côté, démarre l’année sur les chapeaux de roues avec 600 000 nouveaux clients conquis. Ce succès commercial catalysé par l’offre digitale « L by LCL Pro » et l’essor de l’international, propulse le PNB de la banque verte à 10 milliards d’euros (+2,8 %). Les caisses régionales se portent à merveille. Leur marge d’intermédiation grimpe de 34,3 %, tandis que la production de crédit s’accélère de 10 %, grâce à la bonne tenue de l’habitat. L’assurance reste solide avec 12,6 milliards de collecte. Les activités structurés actions, fusions-acquisitions et equity capital markets ont soutenu le PNB de la banque d’investissement, qui flambe de +29,4 %. Malgré un coût du risque en hausse à 960 millions d’euros, lié à des provisions prudentes face au contexte géopolitique, la banque maîtrise ses charges et fait baisser son coefficient d’exploitation de 61,6 % à 60,3 % sur un an. Le RNPG s’inscrit en hausse de 5,5 %, à 2,097 milliards.
Les efforts paient
La cure de rigueur porte ses fruits pour la Société Générale. Malgré des activités de marché sous pression (-3,9 %), la banque de La Défense prouve la résilience de son modèle diversifié. Le crédit à la consommation (+13,9 %) et la banque de détail (+8,9 %) tirent la croissance, sous l’impulsion d’une marge d’intérêt en plein essor (+12 %). Le PNB résiste à 7,1 milliards d’euros (+0,3%). Cette performance s’accompagne d’une stricte discipline : les charges reculent de 6 %, faisant chuter le coefficient d’exploitation 65 % à 60,9 % sur un an. Le RNPG progresse de 5,5 % à 1,696 milliard d’euros.