Entre records et discipline,
les banques françaises
confirment leur solidité

Créé le

05.05.2026

BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale enregistrent de robustes performances au premier trimestre, grâce au dynamisme commercial et à la maîtrise des coûts.

BNP Paribas brise ses plafonds. Au premier trimestre 2026, le groupe affiche un résultat net part du groupe (RNPG) record de 3,22 milliards d’euros (+9 %), pour un produit net bancaire (PNB) de 14,05 milliards (+8,5 %). Cette dynamique est portée par le pôle Investment & Protection Services (IPS), dont les revenus bondissent de 32,8 % grâce à l’intégration d’AXA IM. La consolidation du gérant d’actif hisse les encours sous gestion à 2 461 milliards, soit une envolée de 77,8 % sur un an. Tiré par les banques commerciales (+7,9%), le pôle CPBS (Commercial, Personal Banking & Services) croît de 4,9 %. Freinée par le contexte géopolitique, la Banque de financement et d’investissement cale (-0,8 %). Malgré 8,7 milliards d’euros de frais, l’effet de ciseaux positif de 3 points, généré par 180 millions d’euros de mesures d’efficacité opérationnelle, permet d’absorber les coûts d’intégration. Le coefficient d’exploitation s’établit à 62 %, contre 63,7 % un an plus tôt.

Crédit Agricole, de son côté, démarre l’année sur les chapeaux de roues avec 600 000 nouveaux clients conquis. Ce succès commercial catalysé par l’offre digitale « L by LCL Pro » et l’essor de l’international, propulse le PNB de la banque verte à 10 milliards d’euros (+2,8 %). Les caisses régionales se portent à merveille. Leur marge d’intermédiation grimpe de 34,3 %, tandis que la production de crédit s’accélère de 10 %, grâce à la bonne tenue de l’habitat. L’assurance reste solide avec 12,6 milliards de collecte. Les activités structurés actions, fusions-acquisitions et equity capital markets ont soutenu le PNB de la banque d’investissement, qui flambe de +29,4 %. Malgré un coût du risque en hausse à 960 millions d’euros, lié à des provisions prudentes face au contexte géopolitique, la banque maîtrise ses charges et fait baisser son coefficient d’exploitation de 61,6 % à 60,3 % sur un an. Le RNPG s’inscrit en hausse de 5,5 %, à 2,097 milliards.

Les efforts paient

La cure de rigueur porte ses fruits pour la Société Générale. Malgré des activités de marché sous pression (-3,9 %), la banque de La Défense prouve la résilience de son modèle diversifié. Le crédit à la consommation (+13,9 %) et la banque de détail (+8,9 %) tirent la croissance, sous l’impulsion d’une marge d’intérêt en plein essor (+12 %). Le PNB résiste à 7,1 milliards d’euros (+0,3%). Cette performance s’accompagne d’une stricte discipline : les charges reculent de 6 %, faisant chuter le coefficient d’exploitation 65 % à 60,9 % sur un an. Le RNPG progresse de 5,5 % à 1,696 milliard d’euros.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº917