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À l’instar des banques, l’Intelligence artificielle (IA) n’est plus un projet pour les acteurs des marchés financiers français, c’est un outil utilisé au quotidien, l’IA dite générative en tête. L’Autorité des marchés financiers (AMF) vient de publier « L’usage de l’IA par les acteurs des marchés financiers en France », une étude consacrée à la façon dont les sociétés de gestion, les sociétés cotées, les prestataires de services d’investissements ou d’actifs numériques, les infrastructures de marché ou encore les cabinets de conseils déploient ou déploieront l’IA dans leurs activités.
Plus de la moitié des répondants (54 %) atteste de cas d’usage de cette technologie en production, principalement dans les grandes entreprises. 90 % d’entre eux déclarent l’utiliser ou prévoient de le faire dans les 12 prochains mois. Les investissements consacrés à ces déploiements devraient d’ailleurs s’accentuer dans les deux prochaines années.
La gouvernance et la protection des données en question
106 cas d’usage ont été répertoriés par l’AMF. Parmi eux, 83 % concernent des opérations internes : assistants, solutions d’extraction, d’analyse, de synthèse et de génération de contenus, côté acteurs ; outils de surveillance et de détection, côté infrastructures. Le reste des cas d’usage concernent la clientèle. Seulement 1 % du recours à l’IA s’applique à la fourniture de services d’investissement.
L’AMF souligne les réductions de coûts et l’amélioration des processus internes ainsi rendues possibles mais elle exprime aussi sa « crainte » d’une « forte dépendance à un nombre restreint de prestataires non européens » pour le déploiement de cette technologie. Et l’autorité de rappeler sa « préoccupation » à l’égard des enjeux de gouvernance et de protection des données et rappelle la nécessité d’une « supervision humaine suffisante ».