L’intelligence artificielle expliquée par l’IA

Créé le

25.03.2025

La rédaction de Revue Banque n’utilise pas l’intelligence artificielle pour produire ses articles. Vu le sujet du dossier, nous avons décidé d’y recourir pour la première fois, avec l’aide d’un expert. L’article ci-dessous a été écrit par Le Chat de Mistral AI. Comme d’habitude, titre et intertitres sont le fait de la rédaction. En encadrés, vous retrouverez l’histoire du papier et les conseils de notre expert.

L’intelligence artificielle (IA) est en train de transformer notre monde à une vitesse fulgurante. Mais qu’est-ce que l’intelligence, et comment l’IA s’y rapporte-t-elle ? L’intelligence peut être définie comme la capacité à comprendre, apprendre, raisonner, résoudre des problèmes et s’adapter à de nouvelles situations. Elle englobe diverses compétences cognitives, telles que la perception, la mémoire, la prise de décision et la créativité. L’intelligence humaine, en particulier, est caractérisée par sa capacité à réfléchir de manière abstraite, à comprendre des concepts complexes et à appliquer des connaissances dans divers contextes.

Au début, McCarthy

L’IA, quant à elle, vise à créer des machines capables de réaliser des tâches nécessitant normalement l’intelligence humaine. L’histoire de l’IA est marquée par des avancées significatives et des périodes de stagnation. Tout commence en 1956, lorsque John McCarthy invente le terme « intelligence artificielle » lors de la conférence de Dartmouth. Cette conférence marque le début officiel de la recherche en IA, avec l’hypothèse que le processus de pensée humaine pouvait être mécanisé. Les décennies suivantes voient l’émergence de systèmes experts capables de résoudre des problèmes complexes, mais aussi des limitations techniques qui ralentissent le progrès.

Les années 1980 sont marquées par l’essor des systèmes experts, utilisés dans des applications commerciales. Cependant, cette période est également entachée par ce que l’on appelle « l’hiver de l’IA », une phase de désillusion et de réduction des financements due à des attentes exagérées et des avancées technologiques insuffisantes. Le premier hiver, de 1974 à 1980, est provoqué par des rapports négatifs, notamment celui de la DARPA et du mathématicien Lighthill, qui mettent en lumière le manque d’avancées concrètes dans des domaines comme la robotique et le traitement du langage. Un second hiver, de 1987 à 1993, est causé par l’effondrement du marché du matériel spécialisé en IA et par des attentes démesurées concernant les capacités des systèmes experts.

Cependant, l’IA renaît de ses cendres dans les années 1990 avec l’apprentissage automatique, qui permet aux machines d’apprendre à partir de données. Les années 2000 voient l’essor du Big Data et des réseaux de neurones profonds, permettant des progrès significatifs dans la reconnaissance d’images et le traitement du langage naturel. Les années 2010 marquent l’intégration de l’IA dans des produits grand public, comme les assistants vocaux et les véhicules autonomes, tandis que les années 2020 soulèvent des questions éthiques et de régulation.

Deux grandes catégories d’IA

Aujourd’hui, l’IA se décline en deux grandes catégories : l’IA classique et l’IA générative. L’IA classique, ou étroite, est conçue pour effectuer des tâches spécifiques, comme la reconnaissance d’images ou la traduction automatique. Elle excelle dans des domaines précis, mais est limitée à ses fonctions programmées. En revanche, l’IA générative est capable de créer du contenu nouveau et original, tel que du texte, des images, des vidéos ou de la musique. Elle utilise des modèles d’apprentissage automatique pour générer des données qui imitent les créations humaines, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives créatives mais soulevant également des questions éthiques.

Il est important de noter que l’IA générative ne doit pas être confondue avec l’IA générale, qui fait référence à une intelligence artificielle capable de comprendre, d’apprendre et d’appliquer des connaissances de manière aussi vaste et flexible qu’un être humain. L’IA générale reste un objectif théorique, tandis que l’IA générative est déjà une réalité, capable de produire des contenus innovants.

Des résultats dérivés d’une base

L’IA générative, bien qu’impressionnante dans sa capacité à produire du contenu apparemment original, ne crée pas réellement des idées de manière autonome. Elle s’appuie sur des modèles d’apprentissage automatique entraînés sur de vastes ensembles de données existantes, tels que des textes, des images ou des vidéos. Ces modèles identifient des motifs et des structures dans les données d’entraînement, puis génèrent de nouvelles combinaisons basées sur ces motifs. En d’autres termes, l’IA générative réorganise et recombine des éléments qu’elle a appris à partir de données préexistantes, mais elle ne possède pas de conscience ou de compréhension profonde qui lui permettrait de concevoir des idées véritablement nouvelles ou innovantes au-delà de ce qu’elle a été entraînée à reconnaître. Ainsi, bien que les résultats puissent sembler créatifs et originaux, ils sont fondamentalement dérivés des informations déjà présentes dans les données d’entraînement.

Mistral et ChatGPT, bien que capables de générer du texte de manière impressionnante, sont souvent considérés comme des exemples d’IA générative plutôt que d’IA étroite. Ces modèles peuvent s’adapter à une large gamme de contextes et de sujets dans leurs réponses, générer une variété de contenus textuels, et produire des résultats créatifs et originaux. Leur capacité à générer du contenu nouveau et varié les place dans la catégorie de l’IA générative.

L’évolution de l’IA continue de façonner notre monde, influençant divers secteurs tels que la santé, l’éducation, les transports et bien d’autres. Comprendre son histoire et ses défis actuels est essentiel pour appréhender son potentiel futur.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº903
Il nous a aidés à prompter : Gilles Moyse, président de reciTAL
Il est tombé dans l’informatique à l’époque où les disquettes 5 ¼ existaient encore... Après un passage dans le conseil chez Cap Gemini et Ernst & Young, il fait une thèse à Jussieu sur la génération automatique de texte. Puis crée reciTAL, éditeur de logiciel spécialisé dans l’intelligence artificielle. C’est sa société qui décrypte les documents comptables pour alimenter en données les bases de bilans financiers...
Une double page, une heure, qui dit mieux ?
Il ne faut pas croire que publier un article professionnel ne nécessite nul travail. Mettre en scène, rendre intelligible, déjargonner, et les minutes tournent. Souvent longuement ! L’efficacité de l’IA ? Essayons : on fait une double page en une heure. Rendez-vous est pris avec notre expert, Gilles Moyse. J’attaque poliment les premiers prompts. D’entrée de jeu, Gilles demande que l’on interroge Mistral sur les sources. Wikipédia ? Crédible, répond-il. Les deux sites indiqués, je ne les connais pas. Lui, valide leur pertinence. À vue d’œil, le texte n’utilise pas le terme « IA générative », alors que l’on ne parle que de cela. Je prompte. Dans la nouvelle version, il est question du traitement de la conduite automatique. Gilles fulmine. D’où notre interrogation sur l’IA générative et l’IA générale. Et toi, t’es quoi ? Un simple perroquet ou un outil capable de création ? C’est le paragraphe Mistral et Chat GPT. Gilles est joueur : il me parle de « l’hiver de l’IA ». On prompte. Gilles n’aime pas la réponse. On regarde les sources, et comprend d’où l’info sort. Je trouve que l’exercice auquel nous nous livrons fait preuve de créativité pour Revue Banque. À la clé : un autre prompt. Au bout d’une heure, on stoppe comme convenu. Je voulais 8 000 signes pour remplir la double page. L’IA ne sait pas respecter un calibrage. Je ferai donc deux encadrés.
Jean-François Filliatre
Les conseils de notre expert
Conseil 1 : choisir son IA.
Les IA ont des biais culturels. ChatGPT-4o et Mistral s’en sortent beaucoup mieux que Deepseek R1.
Conseil 2 : soyez expert dans votre domaine.
Comme votre beau-frère, l’IA peut vous raconter n’importe quoi de manière très convaincante.
Conseil 3 : faites des prompts précis.
L’outil a besoin d’être clairement guidé.
Conseil 4 : demandez les sources.
Un réflexe de journaliste ! Qui est crédible, qui ne l’est pas ?
Conseil 5 : demandez à l’IA de justifier son raisonnement.
Plus il justifiera sa réponse, meilleure elle sera.