L’hyperautomatisation
révolutionne la gouvernance et la conformité

Créé le

16.04.2024

-

Mis à jour le

23.04.2024

Les technologies numériques constituent des atouts face à l’interconnectivité sans précédent qui se profile, conjuguée à la double exigence d’efficacité opérationnelle et de complexité des contraintes réglementaires.

Confronté à la double exigence d’augmenter son efficacité opérationnelle et de naviguer dans un environnement réglementaire de plus en plus complexe, le secteur financier se trouve à un moment charnière.

Dans ce contexte, l’open finance émerge comme un modèle prometteur, offrant une ouverture et une interconnectivité sans précédent entre les institutions, les consommateurs et les fournisseurs de services tiers. Cependant, cela engendre de nouveaux défis, en termes de gouvernance, de gestion des risques et de conformité (GRC). L’hyperautomatisation se révèle alors un levier de transformation, offrant des solutions innovantes pour les relever.

L’hyperautomatisation, une évolution de l’automatisation combinant des technologies de pointe telles que l’intelligence artificielle (IA), l’apprentissage automatique et l’automatisation robotisée des processus (RPA), promet de révolutionner la manière dont les institutions financières gèrent la conformité réglementaire et les risques. Grâce à sa capacité de traitement et d’analyse des données en temps réel, elle donne la possibilité aux entreprises du secteur financier d’anticiper et de répondre de manière plus efficace aux exigences réglementaires en constante évolution.

Gérer des informations issues de sources multiples

La réussite de la transformation numérique repose en grande partie sur la capacité à surmonter les silos de données. D’après une étude de McKinsey intitulée « The “How” of transformation », environ 70 % des projets de transformation numérique ne parviennent pas à atteindre leurs objectifs, principalement en raison de difficultés liées à l’utilisation des processus et des données existants.

Les entreprises peuvent désormais tirer parti de technologies comme la Data Fabric pour accéder à une couche virtuelle qui unifie toutes les données. Contrairement aux anciennes architectures de gestion des données, les données demeurent dans leurs systèmes sources, qu’ils soient sur site ou dans le cloud.

Avec l’open finance, la quantité de données disponibles explose, notamment en raison de l’interconnexion des services. La Data Fabric joue un rôle crucial en consolidant les informations issues de différentes sources. Les institutions sont en mesure de créer une couche virtualisée sur tous les systèmes connectés, unifiant les données disparates de leur environnement opérationnel et réglementaire. En intégrant les silos de données, cette approche simplifie la gestion et l’analyse des informations, en offrant une meilleure visibilité, pour des décisions plus rapides et éclairées, ainsi qu’une réduction des coûts de gestion.

L’automatisation des tâches répétitives et la standardisation des processus contribuent à réduire les coûts opérationnels, mais aussi à limiter les erreurs humaines et à améliorer la gestion des risques.

De surcroît, l’utilisation du process mining dans le domaine de l’open finance fournit une compréhension approfondie des workflows et des transactions. Le process mining cartographie les processus opérationnels, identifie les écarts par rapport aux normes établies et optimise les activités. Cette approche aide à détecter et à corriger les inefficacités potentielles ainsi que les anomalies qui pourraient indiquer des risques de non-conformité.

Les plateformes de développement d’applications low-code, enrichies par l’IA, favorisent une innovation rapide et la création de solutions de conformité personnalisées. Les institutions financières peuvent ainsi déployer rapidement des applications qui s’adaptent et évoluent en fonction des changements réglementaires, offrant une flexibilité et une réactivité essentielles dans un environnement open finance en constante évolution.

En matière de gouvernance, de risque et de conformité, les institutions financières passent d’une gestion réactive des exigences réglementaires à une approche proactive : les risques sont anticipés et gérés avant qu’ils ne se matérialisent. De plus, l’hyperautomatisation favorise une transparence accrue et une collaboration renforcée entre acteurs de l’écosystème financier, jetant les bases d’un secteur plus robuste et plus innovant.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº892