L’adoption de l’IA bancaire se généralise mais pour quel profit ?

Créé le

14.10.2026

-

Mis à jour le

15.10.2026

Avec environ 1 100 cas d'utilisation recensés par Evident, l’intelligence artificielle y a progressé près de trois fois plus vite que les années précédentes. Le retour sur investissement reste difficile à quantifier.

Pour la cinquième année consécutive, JP Morgan arrive en tête des banques les plus avancées en matière d’intelligence artificielle (IA). Elle est suivie de près par ses compatriotes et sept banques américaines se classent dans le top 10 du classement mondial des 50 institutions financières publié par Evident. La première banque française, BNP Paribas, chute de cinq places par rapport à 2025 et recule en 16e position.

Des projets à foison

L’année a été particulièrement riche et Evident recense 1 107 cas d’utilisation de l’IA, un record. JP Morgan a doublé le nombre de cas en un an et son budget technologique dédié à ces développements culmine à 19,8 milliards de dollars pour 2026.

Autre fait notable, le passage de modèles expérimentaux à une IA agentique et à des outils de productivité déployés à grande échelle. Mais face à ces budgets colossaux, la question du retour sur investissement (ROI) reste ouverte.

Un ROI toujours flou

Les chiffres sont éloquents : 1 % des banques seulement font état de retombées financières concrètes, quand 12 % d’entre elles constatent un impact sur les indicateurs de performance opérationnelle.

Mais face à ce flou, douze banques communiquent désormais leurs ROI réalisés ou prévisionnels, contre huit l'an dernier. CommBank prévoit ainsi que les bénéfices tirés de l'IA atteindront 400 millions de dollars australiens d'ici 2027, dépassant pour la première fois les investissements.

Par ailleurs, 80 % des grandes banques ont adopté des mécanismes de contrôle sophistiqués en matière d’IA.

$!L’adoption de l’IA bancaire se généralise mais pour quel profit ?
À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº921