Tokenisation : des avancées majeures en Europe

Créé le

25.09.2026

Après Pontes, lancé par la BCE, le projet Pythagore avance. Les premières opérations sont prévues pour décembre.

La gestion de trésorerie entre dans une nouvelle ère. Un an après son lancement par la Banque de France et Euroclear, le projet Pythagore avance à grands pas. Cette initiative visant à moderniser les Negotiable EUropean Commercial Paper (NEU CP), soit les titres de créances négociables à court terme en euros, sera opérationnelle en décembre.

« Pythagore sera une réalité avant la fin de l’année, s’est félicitée Valérie Urbain, CEO d’Euroclear, lors d’une conférence. Nous travaillons avec les émetteurs, les markets markers, les traders, les investisseurs sur ce projet de place qui mobilise massivement les acteurs autour de la blockchain. » Une trentaine sont en effet parties prenantes, tant du côté des établissements financiers (Société Générale, BNP Paribas, Crédit Mutuel Arkéa...) que des entreprises (Engie, EDF, Saint Gobain, Avril...). Les émetteurs pourront ainsi se financer au jour le jour sans avoir de délai de friction entre l’émission et le règlement tout en réduisant aussi leur charge administrative.

L’Europe veut donc garder sa dynamique en matière de tokenisation. « Après lancement de Pontes, la solution d’euro numérique de gros par la BCE en début de semaine, nous sommes au tout début de ce mouvement de tokenisation qui va permettre des gains en efficacité et une modernisation des marchés financiers en toute sécurité », ajoute Denis Beau, sous-gouverneur de la Banque de France. Au-delà des Neu CP, qui représentent un marché autour de 300 milliards d’euros, la tokenisation des actifs devrait ensuite concerner d’autres instruments et pays européens. L’idée n’étant pas de créer une nouvelle infrastructure de marché de niche, ni d’entretenir la fragmentation en Europe, mais bien de faire évoluer toutes les pratiques.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº921