L’AFME défend l’intégration et le transfert de risque comme leviers de compétitivité

Créé le

24.09.2026

-

Mis à jour le

25.09.2026

Face à la fragmentation du marché bancaire européen, l’AFME appelle à lever les freins aux rapprochements transfrontaliers et à mieux mobiliser le transfert de risque pour renforcer la capacité de financement des banques.

La compétitivité des banques européennes se joue d’abord sur leur capacité à fonctionner à l’échelle du continent, estime l’Association for Financial Markets in Europe (AFME). Dans une prise de position sur la compétitivité du secteur, l’association professionnelle pointe la fragmentation persistante du marché bancaire, qui limite les effets de taille, freine les rapprochements transfrontaliers et complique la circulation du capital et de la liquidité.

Selon elle, une fusion bancaire prend en moyenne 285 jours dans l’Union bancaire, contre 173 jours au Royaume-Uni et 144 jours aux États-Unis. Plus de 225 milliards d’euros de capital et 250 milliards d’euros de liquidités seraient par ailleurs contraints par les règles actuelles.

L’AFME appelle à des règles plus simples et proportionnées, une supervision harmonisée et une réduction des doublons réglementaires, sans remettre en cause les exigences prudentielles. L’organisme défend également le Significant Risk Transfer (SRT), qui permet aux banques de transférer à des investisseurs une part du risque de crédit d’un portefeuille, notamment via la titrisation. À ses yeux, ce mécanisme ne se limite pas à libérer du capital : il améliore l’efficacité du bilan, renforce la résilience et donne aux banques davantage de flexibilité pour financer l’économie. Dans un contexte de besoins élevés en défense, transition énergétique et infrastructures numériques, l’AFME considère le SRT comme un outil au service de la compétitivité des banques européennes.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº921