La fédération Financi’Elles vient de publier son troisième baromètre sur la progression de l’égalité professionnelle hommes-femmes dans les entreprises des secteurs de la finance, des banques et de l’assurance. Il mesure les sociétés sur la base de dix engagements de la Charte Financi’Elles, pris par les dirigeants des entreprises adhérentes en 2021, à l’occasion des dix ans de la fédération célébrés sous le haut patronage de Christine Lagarde, marraine de Financi’Elles.
Avec une note globale de 30,8 sur 40 en 2024, les sociétés dont les « réseaux de mixité » sont membres de la fédération témoignent des efforts multiples et des politiques ambitieuses déployées pour faire progresser cette égalité. Le taux de réalisation des engagements s’établit à 77 %, contre 75 % en 2023. Les indicateurs de mesure réguliers affichent le meilleur score. Pour la plupart, les sociétés ont atteint les exigences de la loi Rixain (35 % de femmes dans les instances dirigeantes à mars 2026). La part des femmes dans les conseils est passée de 40,7 % en 2021 à 47,6 % en 2024 selon le baromètre Ethics & Board – Financi’Elles. Dans les instances de direction, elle est passée de 27,6 % en 2021 à 40 % en 2024. C’est une progression sans précédent.
Parcours de développements professionnels spécifiques à destination des femmes, actions à l’égard de la jeunesse ou encore efforts pour des parcours de carrières plus inclusifs : les entreprises ont été davantage attentives à ces problématiques en 2024. À cet égard, on observe de façon plus nette une volonté de promouvoir des parcours non stéréotypés. Ces résultats sont encourageants. Depuis la création de l’indice, une tendance positive se dessine en faveur d’une plus grande égalité et diversité. Le nombre de réseaux de mixité membres de Financi’Elles s’est élargi. Les initiatives en faveur de la parité et de l’inclusion se multiplient et commencent à porter leurs fruits.
La mixité reste un sujet sur lequel il faut continuer à se battre. Il y a encore beaucoup de progrès à faire, et nous devons veiller à ce qu’il n’y ait pas de recul. Des efforts sont à fournir dans tous les cycles de la vie : l’éducation des filles et des garçons, les formations, à l’embauche, les promotions et les Codir. La réduction des écarts salariaux, l’augmentation de la représentation des femmes dans les postes de direction, et la promotion de la diversité culturelle et générationnelle doivent encore progresser. Plus globalement, améliorer l’éducation financière des jeunes filles, des étudiantes et des femmes paraît un levier critique.
Complémentaires du volet législatif
Nous étions beaucoup à ne pas vouloir de quotas, mais force est de constater que c’est efficace. Les dispositions législatives sont essentielles pour garantir des progrès. La loi établit un cadre minimum de conformité, mais l’engagement volontaire des entreprises est crucial pour aller au-delà et créer un véritable changement. Les actions de la fédération sont complémentaires du volet législatif, elles agissent au niveau de l’ensemble des freins à l’égalité professionnelle. Avec cette initiative, les entreprises démontrent leur engagement et renforcent leur crédibilité. Cela montre une proactivité et une volonté d’intégrer des pratiques éthiques et responsables dans leur stratégie globale. Le secteur banque, finance, assurance est un des secteurs les plus en avance en termes d’égalité professionnelle. C’est important car c’est notamment un gage de performance et d’attractivité.