Rénovation des bâtiments tertiaires, une véritable
opportunité de création de valeur verte

Créé le

28.10.2024

-

Mis à jour le

29.10.2024

Le décret tertiaire impose des travaux dans les immeubles. C’est une charge et une contrainte, certes, mais cela peut aussi servir à créer de la valeur.

Aujourd’hui, 25 % des émissions de gaz à effet de serre proviennent du bâtiment, chiffres incluant les effets de la construction, mais également de l’exploitation. Dans le même temps, les trois quarts du parc immobilier tertiaire en France sont inefficaces sur le plan énergétique. Soit un peu moins d’un milliard de mètres carrés à rénover, selon l’ADEME ! Ce constat place la rénovation énergétique des bâtiments tertiaires au cœur des politiques de transition écologique. La multiplicité des dispositions prises aux niveaux nationaux et européens en témoigne. Des directives européennes sur la performance ...

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº897
Le décret tertiaire, en bref
Son acte de naissance porte le numéro 175 dans la loi Élan, pour Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique ! Le décret tertiaire concerne les bâtiments de plus de 1 000 mètres carrés. L’ambition : émettre peu de carbone dans leur exploitation. En réalité, le texte prévoit deux voies. La première ? Avoir un objectif en valeur absolu ! Difficile pour les immeubles anciens... D’où la plus grande médiatisation de la seconde méthode : la réduction de la consommation en valeur relative. Ce sont les fameux -40, -50 et -60 %. Mais à partir de quelle base ? En fait, il n’y a pas de règle générale... Chaque immeuble a sa propre référence. Elle ne peut être antérieure à 2010 et postérieure à 2021. Et pour cause, il fallait renseigner cette donnée auprès de l’ADEME en avril 2022...