Les Prêts Garantis par l’État (PGE), qui ont atteint plus de 140 milliards d’euros entre le 23 mars 2020 et le 30 juin 2022, selon l’ACPR, n’ont pas contraint les banques à mobiliser des fonds propres supplémentaires. Dans un billet éco, le régulateur explique que sur la partie du prêt garantie par l’État (allant de 70 % à 90 % du montant du prêt), l’entreprise bénéficie d’une pondération du risque de crédit nulle, égale à celle de l’État français, qui remboursera la partie garantie en cas de défaut. Les PGE réduisent ainsi la pondération des risques à̀ l’actif, libèrent du capital réglementaire et permettent aux banques de continuer à financer les entreprises sans changer leur sélectivité du crédit, ni prendre de risque supplémentaire. Elles ont pu augmenter sensiblement leur ratio de solvabilité ou ratio Common Equity Tier 1 (CET1). Le montant de capital CET1, lui, a été stable sur la période.
Pondération prudentielle
Les PGE n’ont pas amplifié
la prise de risque des banques
Créé le
24.05.2024