Crédit à la consommation : En favoriser l’accès aux intérimaires, c’est possible

Créé le

16.02.2023

-

Mis à jour le

22.02.2023

La structure du monde du travail est en mutation.
Le FASTT (Fonds d’action sociale du travail temporaire)
et BNP Paribas Personal Finance joignent leurs expertises pour proposer des solutions spécifiques de crédit
à la consommation aux intérimaires.

CDD, intérim, indépendant... Au cours de la dernière décennie, seules les formes d’emplois dites « flexibles » ont progressé, le nombre de salariés en CDI n’ayant quasiment pas évolué. C’est un tournant factuel que les acteurs de la société doivent impérativement prendre en compte.

On dénombre en France plus de 2,5 millions de salariés intérimaires et presque 17 millions de contrats d’intérim sont conclus chaque année. Ils n’ont pas forcément choisi ce statut. La fluctuation de l’activité dans nombre de secteurs et la transformation des mécaniques de l’emploi ont imposé l’intérim comme un mode de recrutement adapté à la gestion des flux et des besoins des entreprises, permettant flexibilité et réactivité. La perception des employeurs est en évolution, mais également celle des salariés. L’intérim peut devenir un choix, une manière de « consommer » le travail.

Un mode de vie pour les plus jeunes ?

L’intérim est une activité qui concerne une très grande diversité de profils. On peut cependant retenir que 66 % des intérimaires sont des hommes. 34 % d’entre eux ont moins de 25 ans et 6 % plus de 55 ans.

Les sociologues s’accordent à dire que les 18-35 ans n’entretiennent plus le même lien à l’emploi que leurs aînés. Une tendance que la crise du Covid-19 semble avoir renforcée. Déjà dans le « Millennial Survey 2016 » de Deloitte, on découvrait que ces millennials étaient en recherche de « flexisécurité », une exigence de flexibilité dans l’emploi offrant une certaine indépendance mais sans épouser les risques du travailleur indépendant, et n’excluant pas les droits sociaux communs.

Vers une reconnaissance égalitaire

L’intérim offre ainsi le cadre social du salariat. Mais qu’en est-il de l’accès au logement et au crédit ?

L’équation se corse, puisque le statut temporaire des contrats de travail intérimaires fait que les banques sont frileuses à financer des salariés, en raison de la charge du risque. Ces salariés sont ainsi doublement pénalisés, subissant un statut non choisi pour une partie d’entre eux, et pénalisés à l’octroi et sur le coût des crédits.

Depuis 1992, le FASTT, organisme paritaire financé par toutes les entreprises de travail temporaire, s’attache à accompagner les salariés intérimaires avec différents services et prestations en vue de leur faire bénéficier des mêmes droits que les salariés dits « classiques », sans stigmatisation au regard de la nature de leur contrat de travail, et, plus encore, de les sécuriser dans leurs parcours professionnels.

BNP Paribas Personal Finance a pris de longue date l’engagement d’ouvrir l’accès à ses services financiers au plus grand nombre, quel que soit l’âge ou le profil socio-économique, avec la volonté de créer encore plus de produits inclusifs. Néanmoins, se pencher sur une population avec des critères propres demande une connaissance élargie de ses spécificités.

BNP Paribas Personal Finance et le FASTT ont ainsi signé une convention de partenariat, qui donne la possibilité de proposer, depuis le 2 janvier, une gamme de produits financiers spécifiques spécialement conçus pour les intérimaires, qu’il s’agisse d’acquérir un nouveau véhicule, d’équiper son domicile ou d’y réaliser des travaux.

L’offre a été construite autour d’une gamme resserrée, avec des tarifications spécifiques comprenant du prêt personnel de 500 à 15 000 euros, mais également des solutions de rachat de crédit et des tarifications d’assurance adaptées. Le modèle économique prévoit le partage du coût du risque, ce qui est rassurant pour chacun des acteurs. Pour solliciter ces offres, il faut simplement avoir travaillé 3 mois sur 12 et être en mission au moment de la demande.

* Sources : Observatoire de l’intérim et du recrutement 2021 ; Baromètre « talents : ce qu’ils attendent de leur emploi », IPSOS-BCG, mars 2021.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº878