Malgré une image de la France ternie par sa crise politique et budgétaire, la Place financière de Paris a gagné en attractivité : elle est passée de la 5e à la 4e place du classement 2025 des meilleurs centres financiers de l’Open Financial Ecosystem indeX (OFEX). Ce palmarès compare 52 places sur la base de 53 critères à partir de données les plus récentes issues d’institutions internationales (OCDE, Banque Mondiale, FMI...). Lors de cette deuxième édition du palmarès publié par l’Institut Louis Bachelier (ILB) et le Center for Financial Studies (CFS), la ville Lumière récolte 72,13 points, contre 70,47 en 2024. Une progression qui lui permet de prendre la place de Tokyo (67,15), en recul de trois rangs. Le podium est toujours occupé par New York (100), Chicago (83,42) et Londres (81,35).
Dans le détail, Paris progresse sur les critères de développement du secteur financier et économique (+2,45), un critère qui inclut notamment la taille des marchés, l’activité de crédit, les actifs bancaires, les introductions et la dette ESG. Les données relatives aux infrastructures de transports et de télécommunication s’améliorent à la marge (+0,18).
En revanche, celles du capital humain (-0,78) et de l’environnement des affaires (-0,2) se sont érodées. Une dégradation qui intervient alors que le Budget de l’État 2025, voté sur le tard par le Sénat, prévoit plusieurs mesures d’économies ciblant les entreprises.
Citons la hausse de la taxe sur les transactions financières de 0,3 % à 0,4 %, une contribution exceptionnelle pour un an sur les bénéfices des grandes entreprises affichant un chiffre d’affaires égal ou supérieur à un milliard d’euros, ainsi qu’une taxe sur les rachats d’actions. Des éléments qui seront pénalisants pour le prochain classement.