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Le commerce agentique devrait rapidement monter en puissance en Europe. D’ici à dix ans, 310 milliards d’euros de transactions en ligne pourraient être assistés par des agents IA, selon Sopra Steria. Pour autant, cette innovation reste encore mal connue. Seulement 38% des Français déclarent en avoir déjà entendu parler d’après un sondage mené en février par Cluster17 auprès de 8 400 consommateurs dans 8 pays et commandé par le cabinet.
Pas de paiement automatique
Cette méconnaissance ne signifie pas pour autant un désintérêt. L’IA est en effet perçue comme une aide à faire de meilleurs choix (39% des répondants), à optimiser les dépenses (21%) ou même à gagner du temps (14%). Néanmoins, 94% des sondés en France souhaite garder la main sur leurs achats en privilégiant un modèle dans lequel l’agent IA propose des options, mais laisse à l’utilisateur le choix final et la validation. Selon Sopra Steria, seuls 4% des sondés accepteraient de ne valider que le paiement, et même 1% une délégation totale.
Les enjeux de sécurité et d’alignement des intérêts demeurent centraux pour les consommateurs français. Face à ces freins, 73% des personnes interrogées réclament une transparence totale sur les critères de sélection, 65 % souhaitent pouvoir annuler ou retourner aisément un achat, tandis que 59 % attendent de solides garanties en matière de protection des données personnelles. Les banques auront donc leur rôle à jouer dans le commerce agentique en devenant le relais de confiance nécessaire à son essor.