Alors que l’UE a proposé d’achever l’Union bancaire à travers un plan de travail prévoyant, entre autres, un cadre renforcé pour la gestion des banques défaillantes, le secteur bancaire rassure sur sa solidité. En France, la forte dynamique du crédit et la position avancée dans le cycle financier ont amené en avril le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) à relever le taux du coussin de fonds propres contra-cyclique de 0 % à 0,5 %. Les banques françaises, qui devront normaliser leur coussin à partir du 7 avril 2023, disposent, selon le HCSF, « déjà à ce jour du capital nécessaire » pour le faire. Les groupes bancaires européens ont également fait des progrès en matière d’exigences minimales de fonds propres et d’engagements éligibles en cas de résolution bancaire (MREL). Selon l’ABE, 110 groupes de résolution ont présenté un déficit de 67,6 milliards d’euros à fin 2020, contre 115 milliards fin 2019. La capacité d’absorption des pertes en cas de résolution bancaire était d’ailleurs au cœur de l’accord provisoire européen obtenu fin avril sur un cadre révisé des structures bancaires complexes dites « en guirlande ». Celui-ci vise notamment à éviter une double comptabilisation des éléments MREL au niveau des entités intermédiaires.
Résilience face aux crises
Les banques plus solides
pour absorber les futurs chocs
Créé le
18.07.2022