Les banques de la zone euro affichent une solidité remarquable. C’est le constat de l’édition 2025 du processus de contrôle et d’évaluation prudentiels (Supervisory Review and Evaluation Process) de la Banque Centrale Européenne (BCE). Le SREP porte sur 105 établissements et examine leurs fonds propres, leur liquidité, leur rentabilité et leur gestion des risques.
Au deuxième trimestre 2025, les positions en capital restent élevées, avec un ratio CET1 de 16,1 %, un ratio de levier de 5,9 % et un ratio de fonds propres total de 20,2 %. Grâce à un accès satisfaisant aux financements de détail et interbancaires, la liquidité demeure très confortable, le ratio LCR atteignant 158 % et le NSFR restant stable à 127 %. La rentabilité continue de progresser. Le rendement des fonds propres passe de 9,5 % au quatrième trimestre 2024 à 10,1 % au deuxième trimestre 2025, soutenus par des produits nets d’intérêts. La qualité des actifs
reste solide avec un ratio de prêts
non performants limité à 1,9 %.
Pour 2026, les exigences en capital demeurent stables, avec un niveau CET1 total de 11,2 % et une exigence de pilier 2 fixée à 1,2 %, tandis que la recommandation non contraignante au titre du pilier 2, P2G, recule légèrement de 1,3 % à 1,1 %, reflétant une meilleure capacité d’absorption des pertes. Les grandes banques françaises, qui ont été notifiées par la BCE de leurs exigences CET1 pour 2026 (voir graphique), aborderont l’année à venir sereinement : elles disposent d’une marge de manœuvre de 200 à 720 points de base. Tân Le Quang