La méthode Linxea :
plus de conseils, moins de frais !

Créé le

15.04.2025

-

Mis à jour le

28.04.2025

Ce n’est pas une histoire de créateurs, mais de développeurs. À l’abri des regards, bien avant les autres, Linxea a créé son sillon dans l’univers de l’épargne digitale.

Début 2015. Yves Conan tombe sur un site confidentiel : Linxea. Nous travaillons alors chez Morgan Stanley. Complices depuis toujours, nous avons passé plus d’une décennie à la Société Générale, puis chez Morgan Stanley. Nous sommes tous les deux à la recherche d’un projet entrepreneurial, c’est notre rêve. Yves fouille le web à la recherche de signaux faibles. Il a le goût des idées qui bousculent les modèles établis. En découvrant Linxea, il a ce petit vertige familier : celui de la trouvaille évidente, celle qui semble avoir toujours été là... mais que personne ne regarde vraiment.

Il me partage immédiatement sa découverte : « Regarde ça. Cette entreprise, c’est une pépite. » Ce n’est pas l’interface qui retient mon attention, c’est l’intelligence de la proposition. Une plateforme d’épargne en ligne, née bien avant que le mot fintech ne soit à la mode. Un acteur discret, mais redoutablement efficace. Des frais bas, une liberté totale pour l’épargnant, un ton clair et direct. Pas de jargon, pas de promesses creuses. Juste des contrats qui parlent aux gens et, surtout, une communauté de 18 000 épargnants fidèles.

Faire sauter un verrou du marché

Après de nombreuses recherches, Linxea existe depuis plus de dix ans. Elle a été fondée par deux pionniers, David Capdevielle et Sylvie Solinas. Avant, il y a eu Atlas Finances, une petite structure lyonnaise, fondée en 2001 par ces deux mêmes entrepreneurs discrets, mais visionnaires. Leur pari ? Ouvrir une brèche dans un secteur encore verrouillé, où la distribution des contrats d’assurance vie restait l’apanage des banques traditionnelles, des compagnies d’assurance et des conseillers en gestion de patrimoine. À cette époque, Internet balbutie. Le haut débit est un luxe, Google n’est pas encore un verbe, et l’idée d’aller chercher le meilleur contrat sur Internet est saugrenue.

Pourtant, eux y croient. Et ils lancent leur entreprise. Le premier site qu’ils mettent en ligne n’a rien d’une plateforme sophistiquée. C’est un outil d’apport d’affaires, conçu pour rediriger les internautes vers un cabinet de gestion de patrimoine classique. Mais très vite, l’évidence saute aux yeux : ce canal digital, alors considéré comme marginal, devient leur principale source de clients. Un virage stratégique s’impose. Atlas Finances devient Linxea en 2004. Et le projet prend une autre dimension.

Tout est à construire. Le monde de l’épargne est alors dominé par des acteurs historiques, bien installés, aux réseaux physiques puissants. Dans cet univers, la transparence n’est pas une priorité. Les frais sont élevés, les clients peu informés, les contrats souvent complexes, peu lisibles : un système qui freine plus qu’il n’éclaire. Capdevielle et Solinas prennent le contrepied. Ils sont transparents, simplifient les démarches, réduisent drastiquement les frais. Et surtout, ils misent sur une nouvelle relation avec l’épargnant : plus directe et plus fluide.

Le soutien du private equity
pour accélérer le développement

En 2005, Linxea s’associe à e.Cie Vie, la filiale digitale de Generali, pour lancer l’un des tout premiers contrats d’assurance vie proposés en ligne, avec 0 % de frais d’entrée et une offre financière complète. En 2007, la plateforme franchit une nouvelle étape en référençant plusieurs assureurs, ce qui reste très rare dans le paysage de l’assurance vie. Pour les épargnants, c’est une petite révolution : comparer les contrats, arbitrer entre les supports, choisir en toute autonomie. Linxea cesse d’être un simple distributeur et devient un acteur indépendant, au service des particuliers.

Linxea a grandi à l’ombre des projecteurs. Plus de dix ans d’existence, une réputation solide, des clients fidèles, une promesse claire et efficace. En 2015, la société affiche 800 millions d’euros d’encours et près de 18 000 clients. Sans tambour ni trompette, elle est devenue un acteur crédible, reconnu des épargnants les plus avertis. Mais pour ses fondateurs, David Capdevielle et Sylvie Solinas, une nouvelle étape se profile. Ils ont mené l’aventure pionnière, mais savent qu’une autre énergie est nécessaire pour faire passer Linxea à la vitesse supérieure. C’est à ce moment précis que nous allons les rencontrer pour leur parler de notre ambition pour Linxea.

Nous ne voulions pas créer une start-up. Nous voulions reprendre une entreprise qui a déjà prouvé sa valeur, mais qui pouvait beaucoup plus. Linxea coche toutes les cases : modèle éprouvé, ADN centré client, potentiel sous-estimé. Ces discussions n’auraient pas pu avoir lieu si auparavant, Jean-David Haas de Nextstage ne les avait pas assurés de son soutien financier pour reprendre le projet. En septembre 2015, une nouvelle équipe dirigeante arrive chez Linxea, avec Nextstage comme actionnaire majoritaire. L’idée est simple : devenir le leader indépendant de l’épargne en ligne. C’est le début d’une nouvelle aventure. Celle d’un trinôme, d’un projet, et d’une ambition.

L’atout du tunnel de souscription 100 % digital

Quand je prends officiellement la présidence de Linxea au printemps 2016, rien ne change en apparence. Le site reste le même. Les équipes et les contrats aussi. Les clients ne perçoivent aucun grand bouleversement. Mais en coulisse, la machine se met en route. Un changement de tempo et de méthode. Nous savons exactement où nous voulons aller. Ne pas toucher à l’ADN de Linxea : transparence, indépendance, accessibilité. Mais surtout, investir dans l’expérience technologique.

En quelques mois, la gamme de contrats est renforcée : Linxea Vie, Linxea Avenir, Linxea Spirit, puis Linxea Zen. Des produits construits avec les plus grands assureurs du marché, sélectionnés pour leur souplesse, leurs frais compétitifs et leur potentiel de performance. Le catalogue s’étoffe, les supports se diversifient. Mais le grand changement va être la sortie du tunnel de souscription 100 % dématérialisé en septembre 2017. Il permet de souscrire les 4 contrats de la plateforme. En parallèle, l’interface client de Linxea évolue. Le parcours s’allège, l’expérience utilisateur est repensée. Linxea attire alors 1 000 nouveaux clients par mois, contre 200 auparavant.

Le pari fonctionne. Entre 2016 et 2021, le nombre de clients passe d’environ 20 000 à plus de 80 000. Une progression constante, alimentée par le bouche à oreille, la transparence de l’offre et l’amélioration continue de l’expérience utilisateur. Côté encours, 800 millions d’euros en 2015, 1,2 milliard en 2018, 2,6 milliards fin 2022, 4,5 milliards en 2025. Et ce n’est qu’un début. Linxea change d’échelle. L’entreprise dépasse le cercle des épargnants avertis pour toucher un public plus large, désireux de mieux comprendre et mieux investir. Au fil des années, Linxea s’est imposée comme bien plus qu’un simple courtier en assurance vie en ligne. La plateforme a progressivement élargi son terrain de jeu pour devenir un véritable hub de solutions patrimoniales, à la fois complet, lisible et cohérent.

Puis vient la réforme de l’épargne retraite. En 2019, le nouveau Plan d’Épargne Retraite (PER) est lancé. Linxea est parmi les premiers à se positionner. Là encore, le modèle est le même : frais réduits, choix d’assureurs, autonomie du client. En quelques mois, Linxea devient l’un des principaux distributeurs de PER en ligne, séduisant aussi bien les jeunes actifs que les épargnants plus expérimentés. Linxea lance le premier PER avec 0,6 % de frais de gestion sur les unités de compte et devient le premier distributeur de PER en ligne avec 250 millions d’euros collectés sur cette enveloppe en 2024.

L’épargne digitale est devenue un marché

Dans le même temps, l’assurance vie continue d’évoluer. La plateforme enrichit ses contrats avec des supports diversifiés : ETF, private equity, fonds obligataires, produits structurés... Tout est pensé pour permettre une gestion à la carte, selon le niveau d’appétence au risque et les objectifs de chaque client. Un mot d’ordre : l’indépendance. Linxea ne conçoit pas seul ses contrats, mais les co-construit avec ses assureurs partenaires, en négociant les conditions les plus avantageuses pour ses clients. Frais réduits, gamme étendue, accès aux meilleurs supports : chaque détail compte. Pas de catalogue produit imposé. Juste une exigence constante : proposer le meilleur du marché, au bon prix, dans un cadre transparent et accessible.

En quelques années seulement, Linxea s’est imposé comme une alternative sérieuse aux grandes banques, après avoir longtemps séduit une clientèle d’initiés. Chaque brique – assurance vie, SCPI, PER, produits structurés – s’intègre dans un ensemble cohérent, pensé pour durer. Pendant que d’autres courtiers se lancent, testent, pivotent, Linxea avance avec méthode. Le marché devient plus concurrentiel, les épargnants plus exigeants, les solutions plus nombreuses. Et le marché de l’épargne digitale s’ouvre et prend de l’ampleur.

Mais Linxea conserve une longueur d’avance : celle d’un acteur qui a compris tôt que la confiance ne se décrète pas. Elle se construit. À force de clarté, de choix et de résultats. Presque dix ans après sa reprise, Linxea affiche plus de 150 000 clients et plus de 4,5 milliards d’euros d’encours. Une performance rare dans l’univers de l’épargne. En 2025, l’entreprise amorce une nouvelle phase : ouverture du capital, renforcement de l’équipe dirigeante, nouveaux projets. Mais toujours avec la même exigence : rester fidèle à son modèle. Construire avec méthode, avec conviction. Et une idée simple, qui guide Linxea depuis le début : « L’épargne mérite plus de conseil et moins de frais. »

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº904