Récidive après l’expérience de 2023

L’Italie veut encore mettre ses banques à contribution

Créé le

05.11.2025

-

Mis à jour le

14.11.2025

L’enjeu budgétaire : 11 milliards sur trois ans !
Les assureurs passeront, eux aussi, à la caisse.

La coalition gouvernementale italienne s’est finalement accordée, mi-octobre, sur un plan destiné à faire contribuer banques et assureurs à son budget. Objectif en chiffres : environ 11 milliards d’euros sur trois ans. Pour 2026, la contribution doit permettre au gouvernement de Giorgia Meloni de financer une réduction de l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes : elle s’élève à quelque 4,3 milliards d’euros. La contribution attendue pour 2027 serait similaire, tandis que 2 milliards d’euros sont inscrits pour 2028. Les banques seraient les plus grandes contributrices, tandis que les compagnies d’assurance apporteront environ 1 à 1,5 milliard d’euros. Cette loi budgétaire doit encore être approuvée.

Pour Morningstar DBRS, le secteur peut absorber

Déjà en 2023, l’Italie avait décidé de taxer à hauteur de 40 % la marge d’intérêt nette des banques sur les comptes 2022 et 2023. Devant le tollé provoqué par cette mesure, le gouvernement de Giorgia Meloni avait laissé aux banques le choix de payer cet impôt ou d’augmenter leurs réserves non distribuables d’un montant équivalent à deux fois et demie le montant de l’impôt. La nouvelle mesure consiste en un prélèvement volontaire de 27,5 % sur la réserve non distribuable créée par l’impôt sur les bénéfices exceptionnels de 2023, soit environ 1,7 milliard d’euros, si les banques souhaitent convertir la réserve en réserve distribuable. Les 1,7 milliard d’euros d’impôt représenteraient environ 5 % du bénéfice moyen avant impôts du secteur déclaré sur la période 2021-2024, calcule Morningstar DBRS dans une note. L’agence de notation estime néanmoins que le secteur financier italien est équipé pour absorber l’impact potentiel.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº910