La principale banque hexagonale essaie de tourner la page du litige au Soudan. Fin novembre, BNP Paribas a annoncé le relèvement de son objectif de ratio de solvabilité CET1 à 13 % à horizon 2027. Fin septembre, ce ratio s’établissait à 12,5 %. Alors qu’elle était historiquement en bas de fourchette, la banque justifie ce relèvement, dans un communiqué, par l’effet combiné de trois leviers : l’amélioration de la profitabilité du groupe et son impact positif sur la génération organique de capital, la croissance modérée des actifs pondérés estimée à environ + 2 % par an et l’accélération des cessions d’actifs non stratégiques.
La banque a également confirmé viser une rentabilité de ses fonds propres tangibles (ROTE) à 13 % en 2028, soit une progression de 210 points de base par rapport à 2024. La principale banque hexagonale veut aussi mieux maîtriser ses coûts et vise un coefficient d’exploitation de 61 % en 2026 et de 58 % en 2028. En complément de ces objectifs, BNP Paribas a également annoncé le lancement en novembre d’un programme de rachat d’actions de 1,15 milliard d’euros. Sa trajectoire de croissance et de rentabilité à l’horizon 2028 sera précisée lors de la publication des résultats annuels 2025.
Au troisième trimestre, l’établissement a publié un résultat net de 3,04 milliards d’euros, en hausse de 6,1 % sur un an et proche des attentes du marché. Cette performance est en ligne avec l’objectif annuel de résultat net de plus de 12,2 milliards d’euros, selon la banque.