La Charte française de la recherche sponsorisée séduit émetteurs et investisseurs

Créé le

23.03.2026

-

Mis à jour le

24.03.2026

Le dispositif français s’impose durablement et structure le marché de l’analyse financière, selon l’Amafi.

Le nombre de contrats signés en application de la Charte française de la Recherche sponsorisée est en hausse de 23 % par rapport à février 2023. L’Amafi vient de publier un « État des lieux de la recherche sponsorisée » à décembre 2025, qui recense près de 338 contrats régis par cette charte. Selon l’association, l’utilisation croissante de cette dernière contribue à structurer le marché, depuis l’entrée en vigueur de Mif 2, en 2018, et l’obligation de séparation de la rémunération de l’analyse financière (appelée aussi « recherche ») de celle de l’exécution d’ordres.

Une concentration à l’œuvre

Lors de l’entrée en application de MiF 2, la Charte de la recherche sponsorisée, élaborée par l’Amafi, l’AFG et la SFAF, avec le soutien de l’AMF, est venue encadrer la production de la recherche dite « sponsorisée » afin que les émetteurs, et plus particulièrement les petites et moyennes capitalisations puissent financer, en tout ou partie, une recherche produite selon des standards professionnels et conformes à la réglementation.

Dans cet « état des lieux », l’Amafi relève également que si le nombre de contrats a augmenté, celui des prestataires, en revanche, s’est contracté, attestant d’une concentration à l’œuvre. Le nombre de contrats par prestataire est en hausse lui aussi.

Plusieurs prestataires par émetteur

Les émetteurs ont eux-mêmes de plus en plus recours à plusieurs prestataires. En 2023, environ 28 % étaient couverts par plusieurs prestataires, ils sont 40 % en 2025. Cette progression de la multicouverture est particulièrement notable pour les entreprises intermédiaires, avec des tranches de capitalisation de 10 à 50 millions d’euros et de 50 à 150 millions d’euros.

L’Amafi considère ces évolutions comme un phénomène de structuration du marché et se félicite de ce qu’elle se fasse dans le cadre de ce dispositif, rappelant au passage que la réglementation européenne qui doit entrer en vigueur en juin 2026 s’inspire du modèle français.

Une très forte progression dans la tranche des capitalisations de 10 à 50 millions d’euros

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