Concurrence

Revolut fait feu de tout bois en Europe

Créé le

06.06.2025

Elle vient de rejoindre le consortium EPI. Elle envisage de créer un nouveau siège européen à Paris et de lancer des automates atypiques en Espagne. La néobanque britannique Revolut fait beaucoup parler d’elle.

Revolut connaît un printemps particulièrement dynamique. Mi-mai, en marge du sommet Choose France, la fintech d’origine britannique, forte de 40 millions de clients en Europe, annonçait l’ouverture prochaine de son siège en Europe de l’Ouest à Paris, destinée à compléter sa base existante en Lituanie. Parallèlement, la fintech créée à l’initiative de Nikolay Storonsky indiquait son intention de déposer une demande d’agrément bancaire auprès de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR). Plus grand marché de l’Union européenne avec 5 millions de clients, la France est donc en ligne de mire pour la néobanque. Elle prévoit d’y investir plus d’un milliard d’euros au cours des trois prochaines années et y créer plus de 200 emplois.

Revolut garde aussi les yeux rivés vers l’Espagne. Dans ce pays test, elle a l’intention de déployer ses 50 premiers automates entre Madrid et Barcelone dans les prochaines semaines, tandis que 150 unités supplémentaires seront mises en œuvre par la suite dans d’autres grandes villes comme Valence ou Malaga.

Des DAB aux fonctionnalités multiples

Parmi les services disponibles, ces DAB offriront dans un premier temps aux clients Revolut des retraits sans frais, des taux de change compétitifs, la possibilité d’ouvrir un compte et de retirer une carte Revolut. La banque a fait le choix de l’Espagne parce que 60 % des paiements en personne se font encore en espèces, selon la Banque d’Espagne. A partir de 2026, des projets d’expansion dans d’autres pays européens à l’image de l’Allemagne, du Portugal et de l’Italie sont également prévus.

Enfin, la fintech a également annoncé sa participation au consortium European Payments Initiative (EPI), qui développe la solution de paiement Wero – héritière en France de Paylib. Elle proposera cette dernière à ses clients français, allemands et belges à partir du mois de juillet. L’ambition de s’inscrire dans le paysage bancaire européen est évidente...