Les banques doivent agir en réponse à la problématique environnementale en intégrant des politiques durables strictes et transparentes dans l’ensemble de leurs activités. Ces politiques visent à accélérer leur transition vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Elles doivent être en mesure d’analyser tous les risques auxquels elles peuvent être confrontées en matière environnementale et de répondre aux attentes climatiques exprimées par les consommateurs. Ce faisant, elles peuvent développer une stratégie durable globale qui renforce leur légitimité dans ce domaine.
L’activité de détail, qui se distingue par son omnicanalité et son maillage territorial optimisé, reste centrale. Si elle peut être minimisée au sein de certaines banques face aux activités de financement, elle reste néanmoins un dispositif commercial plein d’ambitions qui représente un enjeu important. Avec un réseau de proximité incluant près de 36 000 agences et 48 000 automates, le retail montre sa résilience. Cependant, pour valoriser pleinement son potentiel et rester en phase avec l’approche environnementale menée pour réduire leur empreinte, il devient impératif pour les banques d’intégrer de nouvelles normes dans leur modèle.
Bien qu’elles aient lancé des initiatives en termes de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) au sein de leurs réseaux, en les valorisant comme un avantage concurrentiel, leurs stratégies se sont limitées au développement de comptes bancaires décarbonés, d’offres d’épargne solidaire ou de calcul de l’empreinte carbone des consommateurs via leurs achats. Bien que louables, ces pratiques n’engagent pas le réseau physique lui-même. Les agences, clés de voûte de la banque de détail, doivent faire preuve de sobriété énergétique, un enjeu majeur pour le secteur. Considérées comme énergivores, avec des automates multiservices disponibles 24/7 sur lesquels sont réalisées des milliers d’opérations chaque jour, elles se doivent de répondre aux exigences de durabilité.
La relation phygitale
L’automate bancaire, pilier de l’agence et de la relation phygitale, joue un rôle crucial dans la recherche ciblée d’économie d’énergie. Grâce à leurs capacités technologiques avancées, une nouvelle génération d’automates intelligents, conçus tels des green techs, permet aux banques de réduire l’impact environnemental de leurs agences. Parmi les défis auxquels répond cette technologie, il y a la consommation électrique largement réduite, de 30 % à 60 % en moins en utilisant les solutions de dernière génération plutôt que les automates plus anciens. Technologie LED, écrans à faible consommation, mise en veille des automates en période d’inutilisation, utilisation des composants à performance durable sont autant de leviers pour répondre aux enjeux environnementaux et réduire les coûts.
Au regard du potentiel que représente l’automate bancaire, les institutions financières peuvent ainsi aller plus loin dans leur engagement environnemental et s’appuyer sur lui pour baisser les émissions de gaz associées à leur activité. Assurer une maintenance à distance intelligente limite également les passages de techniciens avec des trajets optimisés. Enfin, en incluant la fonction de recyclage à leurs automates, les banques deviennent aussi capables de réduire les passages véhiculés des transporteurs de fonds.
En plein renouvellement de son modèle, la banque de détail ne doit pas faire l’impasse sur une transition juste. Tandis qu’elle souhaite gagner de la visibilité en termes d’innovation et de durabilité, elle ne doit pas limiter la vision qu’elle a de l’automate. Au contraire, elle doit le percevoir comme un allier et un levier agile vers l’innovation responsable et l’inclusion financière.