De François Bayrou à Daniel Baal

Réactions à la dégradation de la note de la France par Fitch

Créé le

15.09.2025

-

Mis à jour le

16.09.2025

D’aucuns la jouent technique, d’autres politique...

Éric Lombard, ministre démissionnaire de l’Économie et des Finances

Le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique prend acte de la décision prise par Fitch de changer la note de la France de AA- à A+, décision motivée par la situation de nos finances publiques et l’incertitude politique malgré la solidité de l’économie française.

Le nouveau Premier ministre a d’ores et déjà engagé la consultation des forces politiques représentées au Parlement en vue d’adopter un budget pour la Nation afin de poursuivre les efforts de rétablissement de nos finances publiques.” (Source : Communiqué de presse)

François Bayrou, ancien premier ministre

Un pays que ses « élites » conduisent à refuser la vérité est condamné à en payer le prix.” (Source : X)

Daniel Baal, président de la Fédération bancaire française

Aujourd'hui, la France est devenue l'homme malade de l'Union européenne (...) Il y a quelques années, on parlait des pays du sud. Force est de constater que la Grèce, que l'Italie, que l'Espagne, que le Portugal ont remonté la pente, et qu'aujourd'hui, c'est en France que la situation budgétaire du pays est la plus complexe (...)
On a deux fautes originelles fortes : d'abord la dissolution du 9 juin 2024 qui a mis le pays dans un état d'incertitude constante, et un manque de dialogue de la part des politiques entre eux (...)

Cela va encore renchérir le coût de la dette de la France. Ça ne va pas avoir une conséquence lundi matin mais sur la tendance de fond, ce n'est pas une bonne nouvelle. Pareil (pour les banques, ndlr), ça ne va pas être immédiat, ça ne va pas être très fort, mais les notations des banques sont également souvent fonction de la notation de l'État dans lequel on se trouve.(Source : Interview à France Inter)

Éric Coquerel, président de la Commission des finances de l’Assemblée Nationale

Après avoir tenu pendant deux mois un discours catastrophiste sur la situation financière du pays, l’agence de notation Fitch a fini par dégrader la note souveraine de la France. Si le prochain gouvernement choisit lui aussi de s’appuyer sur les marchés pour imposer l’austérité, il court à la catastrophe annoncée par lui-même et conduira le pays toujours plus loin dans la crise économique, sociale et écologique.” (Source : X)

Thierry Breton, ancien commissaire européen

Cette dégradation n’est pas une surprise en tant que telle, au regard de notre situation. Avant cette décision, la dernière adjudication des obligations assimilables du Trésor (OAT) françaises à 10 ans s’est déjà effectuée à un taux correspondant à 3,47%. Donc supérieur à celui de la Grèce, de l’Espagne ou du Portugal. Et nettement plus élevé que pour un pays traditionnellement noté AA- par Fitch. C’est bien la démonstration que les marchés avaient en effet déjà intégré la détérioration de la qualité du crédit français, conséquence de notre incapacité à redresser la barre en matière de finances publiques. Les investisseurs jugent en temps réel. Sans attendre le verdict des agences. La France vient de changer de division. L’inquiétant, c’est que nous payons de plus en plus cher le financement de nos déficits et le refinancement de notre dette. Lequel, désormais premier poste budgétaire de la nation, est en route vers les 100 milliards d’euros.” (Source : Interview à la Tribune Dimanche)

Bruno Retailleau, ministre démissionnaire de l’Intérieur

La dégradation de la note de la France vient sanctionner non seulement l’instabilité chronique voulue par les ingénieurs du chaos mais aussi des décennies d’errance budgétaire et de politiques social-étatistes.” (Source : X)