En 2020, la présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen, annonçait la mise en place en Europe d’une identité numérique : « Une identité fiable, que tout citoyen pourra utiliser partout en Europe pour n’importe quel usage, comme payer ses impôts ou louer un vélo. Une technologie qui nous permettra de contrôler quelles données nous partageons et l’usage qui pourra en être fait. »
Le 1er avril 2023, quatre grands projets voient le jour, après un appel d’offres : le consortium d’identité numérique de l’Union européenne (EWC), centré notamment les justificatifs de voyages numériques ; Potential, sur l’innovation dans six secteurs, dont la banque ; NOBID, sur le paiement des produits et services ; DC4EU sur l’éducation et la Sécurité sociale. Ces projets font participer diverses entités publiques et privées, avec une feuille de route pour 26 mois. Soit un objectif final : fin mai 2025.
En attendant cette échéance, de nouveaux groupes pilotes ont été créés, pour une seconde phase pilote. Tel est le cas de We build. Mené par les ministères de l’Économie néerlandais et suédois, forts de près de 200 acteurs, il couvrira à la fois des thématiques publiques, mais aussi celle des applications bancaires et de paiement. Parmi ses sujets, les Know Your Client/Business/Supplier/Employee.
Les acteurs privés du consortium seront, eux, appelés à étudier l’usage des wallets dans différents cas d’interaction (B to C, B to B...) et à évaluer les « bénéfices en termes d’engagement, de confiance et d’efficacité », selon un communiqué publié par le consortium. D’après nos informations, la Commission européenne aurait aussi validé un second groupement, Aptitude, sur les sujets du voyage et des paiements. L’un comme l’autre débuteront leurs travaux officiellement en septembre prochain, pour une durée de 24 mois.