Français de l’étranger : les banques appelées à adapter leurs parcours aux non-résidents

Créé le

03.11.2026

Accès aux services numériques, justificatifs, clôtures de compte... La consultation du CCSF révèle les obstacles bancaires rencontrés par les expatriés.

Entre 2,8 et 3,2 millions de Français vivraient à l’étranger. Pour cerner leurs difficultés bancaires, le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a recueilli cet été plus de 11 500 réponses à sa consultation. Les répondants présentent des profils variés : retraités (30 %), travailleurs indépendants (13 %)... mais ont souvent en commun une expatriation durable (70 % depuis plus de dix ans).

Malgré tout, la très grande majorité d’entre eux conservent un compte bancaire en France (70%) et dans ce cas, 63 % déclarent avoir rencontré des difficultés, notamment pour accéder aux services numériques ou fournir des justificatifs. Par ailleurs, 24 % ont subi une clôture de compte durant leur expatriation. Parmi eux, 29 % disent ne pas en avoir été informés.

Des échéances en décembre et juillet

Pour répondre à ces problématiques, le CCSF vient de publier ses recommandations. Premièrement, La Banque de France s’est engagée à mieux faire connaître le droit au compte, dispositif méconnu de 79% des répondants. Les professionnels devront quant à eux, dès le 1er juillet 2027, mieux communiquer sur les coordonnées de contact ou services dédiés aux Français de l’étranger, lorsqu’ils existent. Ils devront aussi préciser les voies de recours (médiateur, droit au compte) ou encore doubler leur communication postale par une information numérique.

D’ici la fin de l’année, l’ACPR et le Trésor examineront également avec l’ANSSI et l’ANTS l’utilisation des justificatifs de France Identité pour répondre au KYC. Les établissements s’engagent, lorsque cela est possible, à développer la signature électronique et des solutions d’authentification moins dépendantes des SMS.

Dès le 1er décembre, les conseillers devront être mieux formés aux spécificités des non-résidents, mieux sensibiliser ces derniers à leurs obligations et tenir compte des situations particulières.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº922