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La persistance des tensions sur les prix, de part et d’autre de l’Atlantique, a incité les deux banques centrales, lors de leur réunion d’octobre respective, à temporiser, sans compromettre la maîtrise de l’inflation ni la dynamique économique. La Fed a maintenu ses taux dans une fourchette de 3,75 % à 4 % alors que l’inflation PCE s’est élevée à 3,6 % en septembre, après +3,4 % en août.
Face à cette résistance des prix, la Fed entend conserver une politique monétaire restrictive. La solidité de la consommation, de l’investissement et du marché du travail lui permet toutefois d’attendre avant d’ajuster à ses taux. La BCE a laissé inchangés ses taux, le taux de dépôt restant à 2,5 %, malgré la hausse de l’inflation en zone euro à 3,8 % en septembre, portée par la flambée des prix de l’énergie (+18,9 %), contre 3,2 % en août. L’institution monétaire souhaite mesurer la durée du choc énergétique et ses répercussions sur les autres prix et les rémunérations avant d’ajuster sa politique. Les marchés anticipent désormais un relèvement des taux des deux banques centrales en décembre.