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L’écosystème des start-up françaises affiche une « belle dynamique ». En 2025, les 2 640 start-up dont les bilans ont été analysés par la Banque de France ont généré 29,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 11,6 %.
Dans le même temps, leurs pertes d’exploitation ont reculé de 9,2 %, à 3,29 milliards d’euros. L’emploi continue également de progresser, avec 120 872 salariés, contre 118 310 en 2024.
L’emprunt bancaire, une source de financement très utilisée
Malgré cette solide dynamique, les investisseurs restent plus sélectifs. Les start-up étudiées ont levé 7,4 milliards d’euros en 2025, en baisse de 5 % sur un an. Si leurs capitaux propres progressent légèrement, à 17,9 milliards d’euros, leur trésorerie recule de 3,9 %, à 11,1 milliards d’euros. Rapportée au chiffre d’affaires, la trésorerie médiane représente désormais 57 jours d’activité, contre 69 jours en 2024.
La dette bancaire reste, elle, largement mobilisée, avec 86,6 % des entreprises concernées et 5,9 milliards d’euros d’encours. « Rapportée aux capitaux propres, la dette bancaire des start-up demeure stable, autour de 33 % en 2025 », détaille le rapport de la Banque de France.
Progression des emprunts obligataires
Autre donnée capitale : l’an passé, le chiffre d’affaires des start-up a augmenté plus rapidement que leur dette bancaire. Par conséquent, le poids de la dette bancaire dans leur chiffre d’affaires a diminué, passant de 22,1 % à 19,9 %.
Mais les banques ne sont pas les seules à assumer les risques. Les emprunts obligataires progressent de 29,4 % en 2025, pour atteindre 1,85 milliard d’euros. En comptant aussi les emprunts obligataires, l’endettement des start-up atteint 43,4 % de leurs capitaux propres en 2025, contre 41,4 % un an plus tôt. Les start-up demeurent nettement moins endettées que les PME et les ETI, dont le taux d’endettement atteint respectivement environ 65 % et 64 %.