Stratégie digitale

Arkéa avance ses pions avec la plate-forme Max

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Le concept d’open banking commence à inspirer les institutions financières traditionnelles. Après la MAIF avec Nestor, c’est au tour de Crédit Mutuel Arkéa de tester une offre de plate-forme de distribution de services financiers. Le point de départ reste le même : agréger les données financières – et même non financières (factures de téléphone, contrats d’assurance…) – d’un client de sorte à « lui faire gagner du temps et de l’argent avec, en toile de fond, un contrat de confiance et de transparence quant à l’utilisation de ses données », insiste Didier Ardouin, directeur général de Max. La plate-forme proposera ainsi d’optimiser son contrat d’assurance, de renégocier ses crédits, de proposer une meilleure offre d’abonnement téléphonique, ainsi que des services non financiers de conciergerie. Pour cela, des partenariats ont été noués avec des FinTechs déjà soutenues par Arkéa – comme Fluo, qui analyse les contrats d’assurance – ou extérieures – comme Budget Insight, qui a été choisie pour fournir le cœur du dispositif, l’agrégateur, malgré la prise de participation de la banque bretonne au capital de son concurrent, Linxo. Ces partenariats englobent aussi des banques, des assureurs, des acteurs de l’immobilier, pour former une liste évolutive. « Notre FinTech n’a pas vocation à produire elle-même les services financiers ou à porter les encours de crédits : son rôle est de proposer en permanence la meilleure solution du marché, quel que soit le fournisseur qui l’a produite », expose Didier Ardouin. Le tout avec fluidité et simplicité pour le client, qui n’aura que Max comme interlocuteur, ce qui suppose une plate-forme informatique ouverte faisant en particulier intervenir des API. Toutefois, pour accéder le plus directement possible à l’information financière des clients – et éviter les conflits entre agrégateurs et banques teneuses de compte (lire Encadré) –, Max proposera aussi à terme un compte de paiement permettant la domiciliation des revenus et une carte « agrégeant » les autres cartes bancaires détenues par le client. Signe des temps, l’offre sera gratuite pour le client : le modèle économique de la plate-forme digitale reposera sur le versement de commissions par les partenaires. Là encore, « en toute transparence, comme l’imposera bientôt la loi », assure Didier Ardouin.

 

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