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Revue Banque n° 815 - Janvier 2018
90,00 € TTC

Numéro double 815-816 : Prospective 2018 - Rétrospective 2017

Edito

2018, année numérique

L'auteur

C’est désormais une tradition : ce numéro de janvier inclut le dossier rétrospective/prospective, qui synthétise les grands chantiers auxquels sont confrontés les professionnels de la finance, complété par un certain nombre d’articles issus d’autres rubriques.

Au programme, bien sûr et surtout, la digitalisation des activités financières : l’open banking est en marche, mais aussi les premiers tests autour de l’intelligence artificielle et les premières mises en production d’applications sur les blockchains. Dans cette transformation digitale, les nouveaux entrants « disruptifs » entendent bien trouver leur place, comme le montrent les témoignages de N26, Revolut et surtout Alipay.

La réglementation accompagne le mouvement : le 27 novembre ont été publiés les standards techniques de la DSP2, qui fixent les modalités de mise à disposition des données clients par les banques, une étape essentielle dans l’open banking. Séverine Leboucher (Revue Banque) synthétise un texte à la fois habile et ambigu. Parallèlement, le Règlement général européen sur la protection des données entrera en vigueur le 25 mai 2018 : au-delà de la présentation des nouveaux concepts introduits par le texte, Vincent Guérin (Harwell Management) s’intéresse à sa mise en œuvre opérationnelle et Garance Mathias, Aline Alfer (Mathias Avocats) et Amandine Kashani-Poor (AFD) au nouveau rôle du Data Protection Officer.

Le dossier revient également, au plan réglementaire, sur la finalisation très attendue de Bâle III, texte publié par le Comité de Bâle le 7 décembre, accompagnée par le décryptage de Michel Bilger (Crédit Agricole) et le point de vue de Denis Beau (Banque de France) : « C’est un bon accord. »

Enfin, ne sont pas oubliés la transition énergétique, marquant des avancées réelles dans les stratégies des banques pour verdir leurs activités ; le financement des entreprises, entre un meilleur fléchage de l’épargne des particuliers vers les besoins de ces dernières et le financement de leur transformation numérique ; ainsi que, sur le plan géo-économique, les enjeux européens autour du Brexit.

 

Mais ce mois-ci, ce n’est pas un, mais deux dossiers que propose Revue Banque ! Sous la houlette d’Yves Jégourel (Université de Bordeaux, CyclOpe), ce deuxième focus porte sur la problématique très particulière du financement des matières premières « à tous les stades de la filière : du producteur à l’utilisateur final en passant par le négociant ou trader physique ». Des experts des mondes bancaire, industriel, juridique et universitaire, s’interrogent sur le rôle des banques dans le financement des groupes industriels ou la commodity trade finance, mais aussi sur les financements désintermédiés, et les interactions entre marchés monétaire, financiers et des matières premières. Sans oublier des pratiques innovantes liées, par exemple, à la titrisation ou l’utilisation des blockchains, dans un contexte marqué par des obligations nouvelles comme la responsabilité sociétale des entreprises.

 

Retour sur le bitcoin, qui suscite aujourd’hui de nombreux débats. Hubert de Vauplane (Kramer Levin Naftalis & Frankel) cherche à comprendre les raisons de cet engouement pour cette monnaie qui n’en est pas vraiment une. Didier Marteau (ESCP Europe, AON) analyse les conséquences du lancement de deux contrats à terme sur les marchés américains CBOE et CME, qui devraient contribuer à étendre l’usage du bitcoin, sans préjuger de son avenir et des positions que pourraient prendre les régulateurs nationaux à ce sujet. Enfin, Mélissa Pun (STC Partners) et Benjamin Durand (B. Durand Capital Partners) étudient la possibilité d’inclure cette cryptomonnaie comme actif d’investissement dans un patrimoine.

 

Enfin, Mathieu Castanier (Axis Alternatives) et Emmanuel de Fournoux (AMAFI) analysent la toute récente proposition de la Commission européenne sur un régime adapté de surveillance prudentielle des entreprises d’investissement. Cette proposition simplifie, certes, les règles pour ces acteurs mais, préviennent les auteurs,  elle « risque de susciter de vifs débats en Europe, rendus encore plus compliqués dans le contexte actuel du Brexit ». À suivre…

Revue Banque vous souhaite une excellente nouvelle année !

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