Couv RB 736
Revue Banque n° 736 - Mai 2011
33,25 € TTC 35,00 € TTC

Banques / Assurances : la concurrence s’intensifie

Edito

Les banques qui assurent ….

L'auteur

Où en est le modèle de bancassurance ? Lancé au début des années 1980, il a connu un développement rapide et a constitué un formidable relais de croissance pour les banques françaises. L’affirmation est moins vraie pour les assureurs, qui ont engagé bien plus tardivement la distribution de produits et services bancaires. Mais le concept séduit toujours : côté banques, La Banque Postale compte bien monter en puissance rapidement dans cette activité et des compagnies d’assurance comme AXA ou Groupama persistent et signent. Et comme le souligne Annick Masounave dans le dossier mensuel de Revue Banque, de nouveaux champs de concurrence vont s’ouvrir, avec la préparation de la retraite et la gestion de la dépendance…

En tout cas, ​le rapprochement de ces deux secteurs a été légitimé par la création d’un régulateur commun, l’Autorité de contrôle prudentiel. Celle-ci, en cette période postcrise dans laquelle il s’agit de regagner la confiance des clients, porte toute son attention sur la commercialisation des produits, la qualité du conseil et la formation de commerciaux.

 

Le récent arrêt de la Cour de cassation concernant l’affaire Cœur Défense a précisé les conditions d’ouverture d’une procédure de sauvegarde : celle-ci n’est soumise « qu’à la seule condition de l’existence de difficultés que le débiteur n’est pas en mesure de surmonter et de nature à le conduire à la cessation de paiement ». Une décision que les banquiers vont suivre avec attention : la cour de Versailles devant laquelle a été renvoyée l’affaire pourrait avoir à se prononcer à nouveau sur la portée de la cession Dailly des créances incluse dans ce dossier (Martine Boccara – BNP Paribas). D’autre part, une crainte de voir ce type de procédure facilitée pourrait émerger : mais « le souci manifesté par le Tribunal de commerce de Paris est d’avoir une application intelligente de la procédure de sauvegarde, […] mais nous ne sommes pas pour autant “l’ennemi des banquiers”, pas plus d’ailleurs que de quiconque » rassure Jean Badillet (Tribunal de commerce de Paris).

 

Le protocole ETEBAC qui définit le mode de dialogue entre les systèmes d’information des banques et ceux de leurs clients entreprises sera abandonné au 30 septembre 2011, pour cause de fermeture par l’opérateur Orange du réseau X25, qui le transporte. Les entreprises devront inévitablement migrer vers d’autres solutions telles que EBICS ou SWIFTNet. Mais, à quelques mois de l’échéance, les banques s’alarment du faible taux de migration de ces dernières et cherchent à fédérer différents acteurs, associations professionnelles ou intégrateurs, pour les inciter à bouger. Car les enjeux sont importants : au-delà des aspects techniques, « en l’absence de migration au 30 septembre 2011, les entreprises seront confrontées à un risque économique réel : interruption de services comme le traitement des salaires ou le règlement des fournisseurs », souligne Xavier Mendiboure (FBF). Reste que les banques n’ont pas non plus totalement finalisé leur projet. Tout le monde devra donc faire des efforts…

Sommaire

Dossier : Agences de notation : de la gestion des conflits d’intérêts

Les agences de notation font l’objet de vives critiques depuis 2008, tant sur leur méthodologie ou leur expertise que sur la pertinence de leur modèle économique. Loin de se défendre qu’il y ait des risques de conflits d’intérêt, ces entreprises font preuve d’un grand réalisme dans leur ...

Dossier : Protocole banque-entreprise : migration obligatoire

Le protocole ETEBAC qui définit le mode de dialogue entre banques et entreprises sera abandonné au 30 septembre 2011, pour cause de fermeture par l’opérateur Orange, du réseau X25, qui le transporte. Les entreprises devront inévitablement migrer vers d’autres solutions telles que EBICS ou ...

Dossier : Banques assurances : la concurrence s'intensifie

« Le réseau domestique est bien positionné, mais il existe sans doute la possibilité d'élargir notre offre de services. Après l'assurance vie, nous pourrions, peut-être, envisager la commercialisation de l'assurance dommages. »Marc Viénot, P-DG de la Société Générale, interview accordée au ...

Consultez un autre numéro