Les industriels doivent arbitrer entre leurs infrastructures existantes et les investissements dans l’énergie propre : le GNL ou l’énergie nucléaire, par exemple, peuvent-elles être une façon économiquement et écologiquement acceptable d'accompagner la transition écologique ? Banques et investisseurs se positionnent sur le financement de projets d’infrastructure d’énergie renouvelable, considérés comme une opportunité de diversifier les portefeuilles sur des maturités longues. Mais ils financent ainsi des projets parfois très innovants dont les performances à terme sont difficiles à évaluer ; ils doivent également prendre en compte des risques nouveaux comme celui lié aux fluctuations sur le long terme du prix de vente de l’électricité qui, sur un certain type de projets de production d’énergie renouvelable, n’est plus réglementé. Enfin, industriels et financiers doivent composer avec les nouvelles normes d’éligibilité, parfois contraignantes, imposées par les banques multilatérales.
Ce dossier est le dernier volet d’un triptyque piloté par Yves Jégourel, universitaire et directeur adjoint de la revue CyclOpe, dont les deux premiers dossiers ont porté sur le financement des matières premières dans leur globalité et le financement des activités agricoles.