Une taxe Pigou, pas une taxe Tobin

La réglementation financière décryptée par le Labex Réfi

Le projet de taxe sur les transactions financières adopté par le Parlement européen se fonde sur une distinction entre les opérations spéculatives et les autres. Une frontière quasiment impossible à établir clairement, ce qui rend cette mesure en pratique difficilement applicable. Didier Marteau propose une alternative : taxer les activités bancaires productrices d’externalités négatives.

Illusration taxe

L'auteur

  • Marteau
    • Membre du Labex Régulation financière
    • Conseiller
      Aon France
    • Professeur
      ESCP Europe

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°750

Les ressources humaines en temps de crise : la grande inconnue

Le Parlement européen vient d’adopter, le 23 mai dernier, le projet de directive imposant aux États membres la création d’une taxe sur les transactions financières. L’objectif affiché est « d’enrayer une spéculation excessive aux effets délétères [et] d’obtenir une contribution à l’assainissement budgétaire […] ou à des politiques spécifiques, parmi lesquelles la lutte contre le changement climatique ». Il s’agit en réalité de mettre en place une taxe Tobin, dont le principal inconvénient est qu’elle repose sur une distinction imaginaire entre les opérations de spéculation et… les autres : ...
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